Blog|09/09/2014|0 Commentaire(s)

Prendre la parole en public

Parler en public est la peur la plus répandue dans les sociétés occidentales. Que cette peur (qui porte le nom de glossophobie) s’exprime par un simple trac au niveau du ventre, par des sudations excessives, des rougissements ou même par une tétanisation du corps, la plupart d’entre nous connaît cette peur.

Que ce soit pour mettre fin à des comportements handicapants ou simplement, animé d’une volonté d'excellence, pour amplifier des qualités déjà présentes, le travail par l’hypnose vous propose des solutions progressives. 

 

Par son aspect relaxant, l’hypnose est déjà une alliée de choix dans ce type de situations, et surtout au delà, elle va vous permettre de sortir des interrogations de type: “mais que vont ils penser de moi?”. En apprenant à réviser votre façon d’envisager la prise de parole en publique, vous développerez enfin du plaisir dans cette fonction.

 

Chaque expérience et chaque client est unique, cependant dans ce cadre voici à quoi peut ressembler un accompagnement.

 

Blog|11/09/2014|0 Commentaire(s)

Surmonter le syndrome du stress post-traumatique

Vous n'êtes pas responsable de tout ce qui vous arrive, mais vous êtes libre de devenir responsable de l'interprétation que vous en faîtes. Par l’hypnose, ré-endossez votre légitimité et dépasser le statut de victime.

 

Les causes d’un traumatisme sont tellement variées qu’il est impossible de les nommer toutes : agression, abandon, violence domestique, guerre, harcèlement moral ou physique. Quelle que soit la cause, il est important de retenir que la situation à l’origine du traumatisme compte finalement peu. En effet, ce qui déclenche le traumatisme est l’impact émotionnel majeur de l’individu face à la situation, et le même évènement peut être vécu et ressenti d’autant de manières différentes qu’il y a d’individus pour le constater. 

Les émotions lorsqu’elles sont ressenties comme de profondes blessures internes, peuvent s’établir sur une durée infinie, modelant jours après jours, des comportements tels que la peur, la terreur, la dépression, la culpabilité, la honte, la perte de confiance ou de légitimité. 

Nous savons aujourd'hui que certaines techniques comme l’EMDR ou le RITMO  associées à l’hypnose ont prouvé leur efficacité dans le traitement des troubles de stress post-traumatiques (TSPT). Le fonctionnement de notre cerveau est encore complexe et mal connu mais il semblerait que l’état hypnotique tout comme l’état de rêve seraient des états propices au traitements de nos émotions. Ainsi lorsqu’une émotion est trop forte pour être traitée naturellement par le cerveau, l’hypnose permet de décharger ces émotions et de les traiter afin de les dépasser. 

L’hypnose comme un outil d’apprentissage vous aide à vous réconcilier à votre rythme avec votre histoire de vie. C’est en changeant l’interprétation de l’événement qui vous a blessé, que vous laisserez les plaies qui vous heurtent et vous affectent se cicatriser. Découvrez par l’accompagnement attentif de nos hypnopraticiens le moyen de vous dégager de votre passé. 

 

Chaque expérience et chaque client est unique, cependant dans ce cadre voici à quoi peut ressembler un accompagnement.

 

Blog|15/09/2014|0 Commentaire(s)

Retrouver de la fluidité face au bégaiement.

La science a encore du mal à déterminer les causes précises du bégaiement, on sait aujourd’hui qu’elles sont à la fois innées et acquises. C’est sur ces dernières que l’hypnose peut apporter des solutions. Vous rêvez d’une parole libre soutenue par un confort émotionnel stable? Avec l’hypnose mettez de l’ordre dans les différents facteurs émotionnels et psychologiques qui se trouvent à l’origine de votre bégaiement. 

Nombreux sont les anciens bègues qui sont devenus de grands orateurs, et même si pour vous ce n’est pas encore le but à atteindre, force est de constater par leurs exemples que c’est possible. Alors pourquoi pas vous? Il est fréquent de voir que par la sollicitation de ressources internes, les personnes se débarrassant de ce qu’ils vivaient au quotidien comme un handicap, développent une forte confiance personnelle leur donnant accès à la réalisation des plus beaux rêves. 

C’est parce qu'aujourd'hui le bégaiement est compris comme un trouble émotionnel de type inconscient que l’hypnose se présente comme une solution simple et naturelle pour y répondre. 

Le Ministère Français de la Santé définit le bégaiement comme un trouble de l’élocution se déclenchant et/ou s’amplifiant en présence d’un tiers. C’est en travaillant sur l’ensemble des états émotionnels liés aux rapports à l’autre que vous apprendrez avec l’aide de l’hypnopraticien de votre choix à donner un confort libératoire à votre communication.

L’hypnose est utilisée depuis longtemps à titre de complément d’accompagnement dans le cadre du bégaiement et si de nombreux succès ont été documenté au fil des années, l’hypnose n’est pas une solution miracle et ne fonctionne que pour un certain nombre de personnes atteintes de bégaiement.

Chaque expérience et chaque client est unique, cependant dans ce cadre voici à quoi peut ressembler un accompagnement.

 

Blog|16/09/2014|0 Commentaire(s)

Apprendre à apprendre : préparation aux concours et examens

Il apparaît que la stimulation et l'excitation cérébrale sont au coeur de la motivation nécessaire à la réussite d’un objectif. De nombreuses études ont prouvées l’échec de la carotte et du bâton dans le cadre de l’apprentissage, et que la meilleure méthode était la satisfaction personnelle liée a la réalisation d’un objectif. En morcelant votre objectif en de nombreuses petites étapes accessibles, engagez vous sur la voie du succès.

 

 

Nous comprenons que le travail de la mémoire est en enjeu essentiel dans le domaine de l’apprentissage, et nous savons aujourd’hui combien l’impact émotionnel fixe le souvenir. C’est en apprenant à associer des émotions fortes à un enseignement que l’information se fixe et fait sens. 

 

L’hypnose en tant qu’outil d’apprentissage vous apprend à apprendre, à découvrir et à utiliser au mieux ce merveilleux jouet qu’est le cerveau humain. Des aujourd’hui apprenez a considérer les concours les plus durs comme un jeu d’enfant qui vous stimule et que vous adorez en déplaçant et en morcelant les enjeux et gagnez en excellence. 

 

Chaque expérience et chaque client est unique, cependant dans ce cadre voici à quoi peut ressembler un accompagnement.

 

Blog|16/09/2014|0 Commentaire(s)

Corriger et atténuer le bruxisme

Les manifestations du bruxisme sont des grincements ou serrements involontaires des dents qui apparaissent de façon plus ou moins conséquentes pendant les différentes phases de sommeil. Ce trouble peut entraîner différentes conséquences telles que : une certaine raideur des mâchoires, des maux de tête ou d’oreilles, une sensibilité excessive des dents. A terme il peut apparaître une fragilité de la dentition favorisant la fracture des dents et des problèmes d’articulation des mâchoires. 

Même si les causes de ce trouble ne sont pas encore clairement définies, on repère certaines constantes sur lesquels l’hypnose peut avoir une fonction favorable. C’est en travaillant sur le stress et en approfondissant les phases de sommeil (les sommeils légers amplifient le trouble) qu’avec l’aide de votre hypnopraticien, vous pouvez vous appliquer à corriger le trouble.

D’autres axes de travail peuvent êtres envisagés, par exemple en encourageant l’inconscient à changer de position pendant le sommeil (le bruxisme se manifestant plus volontier quand celui qui en souffre dort sur le dos).

 Chaque expérience et chaque client est unique, cependant dans ce cadre voici à quoi peut ressembler un accompagnement.

 

Blog|16/09/2014|0 Commentaire(s)

Progresser avec le coaching

Le plaisir de travailler sur soi, de développer de nouvelles compétences ou d’optimiser les qualités déjà existantes. Que ce soit dans le domaine personnel, professionnel ou dans le cadre des loisirs, le développement personnel en repérant vos stratégies mentales de réussite vous permet de vous dépasser. 

Avec l’aide de l’hypnose, de nombreux outils d’apprentissage peuvent êtres utilisés, notamment la modélisation, une technique commune à l’ensemble des mammifères qui consiste par le jeux à copier chez un modèle, des attitudes, des comportements….

Ainsi vous pouvez travailler sur votre concentration, votre mémoire, mais également sur votre charisme, votre séduction ou votre rapport à l’autre.

Il est difficile de cibler précisément les différents axes de développement tant le champs d’application est large : de la micro-sieste réparatrice dans le cadre d’une surcharge de travail, à la déconnexion du dialogue intérieur pour un golfeur, en passant par le développement du leadership pour un dirigeant .

Faites d’un défaut une qualité en changeant de point de vue. Toutes les nouvelles recherches scientifiques en neurosciences, nous montrent à quel point, les points de vue portés sur une chose, affectent notre physique et notre mental au point de se conformer plus au moins à ce que l’on pense de quelque chose. Par exemple, une étude nous montre que le stress, selon qu’il est vécu de façon positive comme une réaction physique indiquant que le corps et le mental est prêt à l’action, ou négative, une limite émotionnelle génératrice d’inconfort, conduit d’un coté à une forme de joie de vivre ou de l’autre à des désordres physiques allant d’une fragilité passagère à la crise cardiaque.

Par l’hypnose, devenez celui ou celle que vous désirez être car rien ne vous assure que celui que vous êtes aujourd’hui est définitif. 

Chaque expérience et chaque client est unique. De plus, ici le champs d’application est très large et nécessitera d’être précisé avec votre hypnopraticien, cependant dans ce cadre voici à quoi peut ressembler un accompagnement.

Blog|16/09/2014|0 Commentaire(s)

Se relaxer par l’hypnose

Que ce soit une petite heure avant dans le but de vous préparer pour une importante réunion ou de faire le vide avant une présentation. Que ce soit à l’issue d’une journée harassante et stressante dans la volonté de laisser derrière vous le poids de la journée.   

 

L’hypnose sans travail spécifique associé, saura, par ses vertus relaxantes et apaisantes vous aider à faire le vide et couper votre dialogue intérieur. En découvrant le plaisir d’un mental et d’un corps apaisé, gagnez en efficacité dès la séance terminée.

Certains profiterons de cette expérience unique pour faire le point, classer leurs idées ou se visualiser dans une situation où ils ont besoin de se sentir serins. 

Il est étonnant de remarquer à quel point l'expérience d’hypnose en agissant sur le mental se répercute alors sur le physique.

 

Blog|16/09/2014|0 Commentaire(s)

Sortir du cercle de l’addiction sexuelle

Contrairement à d’autres formes d’addictions telles que l’alcool, la drogue, ou le tabac qui semblent quantifiables par des professionnels de santé, ici c’est le sujet en souffrance qui détermine par sa subjectivité le caractère addictif de sa vie sexuelle : quand il sort de la notion de plaisir pour la compulsion et son lot de souffrance. C’est la compulsion qui va déterminer l’addiction, cet automatisme dont vous vous dites consciemment  “c’est plus fort que moi”.  C’est là que les paramètres changent et se déplacent de l’envie au besoin, vous poussant alors à une fréquentation abusive de sites pornographiques, à l’infidélité, à des comportements à risque tant pour votre vie sociale que pour votre santé, votre vie familiale ou professionnelle.

Comme de nombreux comportements de type compulsif, on retrouve bien souvent à l’origine du comportement, un vide intérieur qu’il s’agit de combler. Quelle qu'en soit la cause, insécurité affective ou tout autre forme de souffrance, l’addict sexuel cherche à combler ce vide.

C’est par un travail rapide que vous apprendrez par l’hypnose à “remplir” ce vide à l’origine du comportement, à redéfinir vos priorités et à redonner du sens à ce qui devrait conduire votre vie. Sans jugement de valeur, l’hypnopraticien qui vous accompagne s’applique à réformer le comportement dont vous souffrez.

Chaque expérience et chaque client est unique, cependant dans ce cadre voici à quoi peut ressembler un accompagnement.

 

Blog|07/01/2015|0 Commentaire(s)

7 conseils pour tenir ses résolutions

L’année commence et comme chaque année à ce moment commence le rituel des bonnes résolutions.

On connaît tous cette personne à qui tout réussit, vous savez “le blond” du sketch de Gad Elmaleh. Et alors que de notre coté, nous n’avons même pas définit nos résolutions, le blond lui, en a déjà fait une liste plastifiée qu’il exhibe à la machine à café.

Bref c’est très énervant et même parfois ça peut être décourageant… Pour autant c’est en se fixant des objectifs que l’on progresse et se caler sur le calendrier peut être plus intéressant qu’il n’y parait car cela donne un cadre et des échelons immédiatement. Voici quelques conseils pour définir et tenir ses résolutions.

 

#1 Prenez votre temps

Rien ne sert de courir, mieux vaut partir à point. Rien ne sert de s’évertuer durant 12 mois à tenir des résolutions définies à la va-vite. La tradition veut que l’on puisse présenter ses voeux durant tous le mois le janvier. Je vous conseille donc de prendre ce mois (et oui un mois entier) pour définir (et éventuellement redéfinir) vos objectifs. Qu'il s'agisse d'arrêter de fumer ou de perdre du poids, ce temps de réflexion initial sera toujours mis à profit ensuite. En effet, c’est dès la conception de vos résolutions que se joue une grande partie de leurs réussites. 

 

#2 Achetez-vous un carnet et un stylo

Chacun sa méthode mais voici la mienne. Mettez tout par écrit. Mettre une idée ou une résolution par écrit est déjà une façon de la rendre plus concrète, de lui donner du corps. Couchez vos résolutions par écrit, vous pourrez aussi vous en servir pour y marquer vos motivations et vos réussites quotidiennes dans la réalisation de vos résolutions.

 

#3 Formulez vos résolutions de façon positive et claire

Le cerveau humain ne comprend pas la négation, si je vous demande de ne surtout pas penser à la couleur bleue, il est probable que vous y pensiez. Donc à l’heure de définir vos résolutions, prenez le soin de les définir positivement. Par exemple, préférez “mangez plus sainement” à “arrêter de grignoter”. Faites simple et direct, votre résolution doit tenir en quelques mots et être parfaitement claire.

 

#3 Questionnez vos résolutions

Dans le but évidemment de les renforcer. Pourquoi cette résolution est-elle importante pour vous? Qu’est-ce que ça va vous apporter? En quoi ça compte pour vous? Ne vous arrêter pas à la première réponse, questionnez alors aussi cette réponse de la même manière jusqu’à ce que vous atteignez votre motivation profonde, une valeur forte, un principe de vie. Vous remarquerez que l’on retombe tous alors souvent sur les mêmes moteurs fondamentaux : la famille, la liberté, la vie, ...

 

#4 Projetez-vous

Imaginez-vous : quelques mois ont passé et votre résolution a tenue. Que se passe-t-il alors pour vous? Que ressentez vous alors ? En quoi votre vie est différente au quotidien? Puis demandez-vous enfin si vous souhaitez vraiment obtenir cela avec tout ce que cela implique. Y a-t-il des victimes collatérales ou des sacrifices trop important? Si c’est le cas redéfinissez votre résolution, dans le cas contraire foncez!

 

#5 Divisez vos résolutions en sous-objectifs facilement atteignables

Certaines résolutions par leur nature ou la durée qu’elles représentent nous semblent parfois insurmontables comme un sommet trop éloigné. C’est alors qu’il faut se concentrer sur le prochain col ou même simplement sur le prochain pas. Par exemple, pour devenir non-fumeur, il suffit de résister à une seule cigarette … la prochaine.

 

#6 Partagez vos résolutions avec vos proches

Toutes les résolutions ne sont pas forcément bonnes à partager sur facebook car trop intimes mais que l’on prenne un engagement envers nos proches ou simplement que nous les prenions pour témoin d’un engagement que l’on se fait à soi-même, ils vont être un moteur supplémentaire de motivation et souvent une aide si le besoin se fait sentir.

 

#7 Faîtes un bilan chaque mois

Les premiers jours on y pense tout le temps (surtout si votre résolution consiste à devenir non-fumeur), et puis on passe à autre chose. Pour autant prenez au moins 15 minutes une fois par mois pour évaluer vos progrès, les bénéfices que vous en avez tirez et vous féliciter du chemin parcouru.

 

Vous voilà maintenant armés pour faire ravaler sa fierté au blond !

Mais si cela ne suffit pas, l’hypnose peut aussi vous aider dans ce travail en renforçant vos motivations, en mobilisant vos ressources inconscientes et plus généralement en facilitant les prises de conscience. 

Blog|18/03/2015|0 Commentaire(s)

Charisme : exposez vos failles, elles vous rendent humain.

Traditionnellement, le charisme est une vertu presque mystique accordé aux personnalités dotés d’un pouvoir de séduction exceptionnel, sachant influencer ceux qui les entoure. 

On en fini presque par confondre le charisme avec une forme de confiance en soi, voire même de perfection divine. 

Une pensée peut alors naturellement se présenter pour gagner ce charisme: cacher toute fissure susceptible de nous mettre en défaut… Mais s’il suffisait de se cacher pour être charismatique ça se saurait.

Commençons donc par le début, pourquoi cachons-nous nos failles en réalité?

 

La machine à peurs.

Il y a au moins une chose que je connais de vous. Pourtant, nous ne nous sommes pas forcément rencontré.  Une chose en partage qui bien souvent nous anime, pour certains dans le dépassement et c’est admirable ; quand pour d’autres c’est dans l’évitement ou la stagnation et c’est plus commun : la peur. 

Est- il utile de rappeler qu’à un moment de notre vie, nous avons cependant été cet aventurier intrépide bravant tous les dangers, porter par un intérêt supérieur : le besoin de découverte, de connaissance! 

Vous ne voyez pas? Vraiment? Alors jetons un œil à ce petit enfant touche à tout, qui évolue  dans un univers sécurisé par les adultes dans le but de le protéger. Regardons-le gouter, voir, toucher, sentir et écouter avec gourmandise le monde qui l’entoure.  

Et puis l’âge aidant, nous apprenons à avoir peur, à fuir face à ce qui représente un danger. Souvent d’ailleurs  poussé par de très bonnes raisons, notre volonté de survie. Seulement il arrive que dans cet apprentissage, cette émotion utile et puissante nous échappe. Parfois au point d’avoir peur de choses, dont nous savons qu’elles ne représentent pas de danger réel.

  

La peur, cette ennemie qu’on écoute trop. 

C'est bien souvent retenu par des peurs que l'humain cherche à lisser ses crevasses. Développant des convenances sociales, il s’applique à garder pour lui ses grandes différences, ses contradictions, son originalité. Bref, gardien d’un coffre secret, il protège avec la vigilance d’un grippe-sou tout ce qui serait susceptible de le rendre appréciable aux yeux des autres : ses failles!  Dans un but : celui d’être accepté, mieux encore, être aimé… En vain, Radin! N'en déplaise aux quelques amateurs de monochromes en art plastique qui déambulent dans les grandes galeries d’arts. Il faut se rendre à l'évidence, c'est la diversité qui attise la curiosité. Le jeu des ombres et des lumières….Les contrastes. Nous sommes imparfaits et c’est tant mieux.

 

Le héros de l’histoire

Bien sur, c’est de la fiction, mais tous les héros de film débordent de charisme ! Prenons un moment pour les analyser. Vous souvenez vous d’un seul héros qui se soit présenté sur l’écran avec une personnalité lisse? Un être parfait, sans contradiction? Non? Moi non plus…Cependant…En cherchant bien…

Tenez, rions un peu,  et souvenons nous de Superman (qui n’est pas humain d’ailleurs), le héros le plus parfait du monde qui va jusqu’à s’inventer et incarner un personnage humain truffé de faiblesses dans le but de s’humaniser et de susciter chez nous de l’intérêt.

Tous les héros de nos films, de nos livres sont comme nous ils sont truffés de trous et de bosses. Mais en quoi sont-ils alors, en même temps si différents et si charismatiques ?

Comme nous, ils crèvent de peur, sauf qu’au moment fatidique, au lieu de fuir, ils dépassent l’émotion au profit d’un intérêt supérieur (sauver la planète, se battre pour la liberté ou gagner le cœur de la princesse). Ils trouvent plus de raisons à se dépasser qu’a écouter ce qui les freines.

Ainsi nos héros s’avancent si étrangement imparfaits, en lutte contre eux-mêmes, ils s’obligent à ne pas longer les murs. Ils hésitent, sautillent de l’ombre à la lumière. S’appliquant tour à tour à bien cacher leur petit trésor de tares, et puis bravaches, s’exposent avec courage dans cette lutte intérieure pour le dépassement gagnant à nos yeux le charisme qui les rend si unique.

 

Dépasser ses peurs

La première étape pour dépasser une peur, et bien c’est déjà de s’accorder deux minutes quand elle apparaît pour se demander à quoi elle correspond, ce qu’elle nous pousse à fuir et dans quel but?  

Puis de se demander quel est l’intérêt supérieur qui nous pousse à dépasser cette peur plutôt qu’à y répondre. 

Dire que sur le coup c’est très agréable, pas vraiment … c’est a posteriori que le plaisir se gagne. 

C’est en cherchant à coller au plus près de nos grandes importances morales, nos valeurs que progressivement de nouveaux automatismes se créent donnant naissance à une sensation d’accord avec soi. 

 

Vivre le conflit comme une possibilité de dépassement. 

Chacune des peurs qui nous anime est une possibilité par le conflit quelle génère, de dépassement et de découverte de soi, même prodigieuse. Une opportunité de ce révéler profondément humain. C’est notre volonté de dépassement qui nous rend attractif et aimable pour l’autre et notre peur est un joli cadeau qui nous le permet. 

 

Alors voila, peut être suffit-il pour laisser son charme s’épanouir, de se souvenir à chaque fois qu’une peur survient, de la regarder comme une bestiole intrigante et de ce qu’elle nous permet de trouver si on s’autorise à la dépasser. 

Une fois que l'on sait tout cela, que l'on a compris, reste encore à le mettre en place, à l'automatiser jusqu'à le rendre naturel et c'est certainement là que l'hypnose peut être interessante. 

Blog|24/04/2015|0 Commentaire(s)

3 signes qu’il est temps de changer

Je vais être honnête, je suis comme tout le monde, je n’ai pas envie de changer. En effet, “On sait ce qu’on a mais on ne sait jamais ce que l’on aura”. Du coup, au lieu de changer, je vais souvent avoir tendance comme d’autres à m’habituer à mes problèmes, à mes défauts en disant qu’ils font partie de moi. J’apprends à optimiser les pires situations : je me réveille à 5h du matin ... parfait voilà qui me laissera le temps de regarder des séries sur internet! J’ai des migraines … voilà qui me fera une très bonne excuse pour ne pas aller à ce fameux dîner ennuyant!

Ensuite commence le temps de la négociation, au lieu d’arrêter de fumer je vair essayer de réduire, quitte à ce que je passe la journée de façon obsessionnelle à penser aux 5 cigarettes que je m’autorise.

Bref la partie de moi qui ne veut pas changer est très active et met en place des stratégies innovantes pour repousser au plus tard le moment fatidique.

Et en même temps, chaque obstacle franchi renforce ma conviction qu’il est bientôt temps de franchir le Rubicon et de changer pour de bon parce qu’au fond de moi je sais que les changements sont souvent indispensables pour aller de l’avant, pour remplir mes objectifs, pour vivre en accord avec mes valeurs, …

Comment savoir quand il est vraiment temps de changer ? Certaines personnes attendent souvent un signe de l’extérieur pour les pousser alors que nous avons à notre disposition de nombreux signes intérieurs, quels sont-ils?

Ils sont nombreux mais on peut les classer en 3 catégories.

 

1/ Les signes de tête 

Cela peut paraître étonnant parce que c’est simple mais la plupart du temps, quand le changement est nécessaire, le cerveau humain étant bien fait, nous le savons. Après cela peut se manifester sous forme de compréhension simple et directe ou comme une idée récurrente, ou encore lors d’une prise de conscience qui intervient de façon subite. Après il reste encore un grand pas entre savoir que je dois changer et commencer à changer pour de vrai.

 

2/ Les signes de cœur 

Les signes peuvent être d’une autre nature, de ce qu’on pourrait appeler le cœur ou même les tripes. Il n’y pas vraiment de mot pour ça mais nous le sentons au fond de nous-mêmes. Nous sommes ici dans le domaine de la pure subjectivité donc il s’agit d’être attentif à nos sensations et nos émotions. En l'occurrence pour le changement il s’agit ici le plus souvent d’être attentif à ces émotions qui nous dérangent, celles qui dissonent et qui pourtant se présentent de façon récurrente. Elles ne sont pas là par hasard et derrière un stress chronique, des angoisses répétées ou un sentiment de colère et de culpabilité dont on ne sait se défaire, il y a souvent simplement le signal finalement assez clair qu’il est temps de faire les choses différemment et de commencer à changer.

 

3/ Les signes de corps 

Souvent lorsque nous ne sommes pas assez à l’écoute des signes de tête et de cœur, le corps peut alors commencer à se manifester. Ce sont tous les phénomènes dits psychosomatiques : une douleur au dos inexpliquée par exemple ou des insomnies, des problèmes de peau, etc. Si tous ces symptômes doivent avant tout être soumis à un examen médical pour déterminer s’ils sont bien de nature psychosomatique, ils sont alors l’incarnation de ce qu’une partie de nous cherche à nous faire comprendre dans notre chaire... Il est temps de changer!

 

Une fois qu’il nous est clair que le changement est inéluctable, reste à le mettre en place seul ou accompagné (en hypnose ou autre). Nous prenons alors pleinement conscience du chemin à parcourir et en même temps nous venons déjà de faire le plus dur : le premier pas...

 

Blog|04/05/2015|0 Commentaire(s)

5 idées reçues sur l’arrêt de tabac

Parmi les personnes qui me consultent pour un arrêt de tabac, nombre d’entre elles ont des idées reçues sur l’arrêt de tabac. Que ces idées leur viennent de proches, d’expériences passées ou simplement de l’avis général, elles sont érigées au rang de vérités absolues et définitives. Et malheureusement ce sont souvent des idées qui nous limitent dans notre volonté de devenir non-fumeur. Voici les 5 plus courantes.

 

 

#1 Si j’arrête de fumer, je vais forcément grossir.

Faux. Non seulement nombre de personnes arrêtent de fumer sans prendre un gramme mais en plus pour d’autres cela permet même d’avoir un nouveau rapport à son corps, de reprendre le sport et d’avoir une alimentation différente.

D’où vient cette idée ? simplement du fait que la nature (d’autant que notre état naturel est non-fumeur) ayant horreur du vide, nous remplaçons souvent un comportement par un autre et que naturellement il est facile de remplacer une cigarette par du grignotage. Dans le cadre d’un accompagnement par hypnose de l’arrêt de la cigarette, c’est souvent lors de la deuxième séance que sont adressés tous les comportements de compensation tel que le grignotage. 

 

 

#2 Arrêter de fumer est très difficile

Faux. De nombreuses personnes arrêtent tous les jours de fumer (avec ou sans aide de l’hypnose) et le font avec une grande facilité. En effet, la dépendance physique étant en réalité assez faible, il suffit en réalité de mettre en place les bons leviers mentaux pour se détacher de la dépendance psychique.

Si cette idée est très diffusée c’est qu’elle est le fruit d’un biais cognitif. En effet, les personnes qui rencontrent des difficultés lors d’un arrêt de tabac vont y penser et en parler autour d’eux 10, 20 fois par jour alors que ceux qui s’arrêtent facilement, par définition n’y pense pas et en parle donc peu.

 

 

 

#3 Il est impossible de réduire sa consommation

Faux. On connaît tous des personnes qui sont passés d’une consommation importante à une consommation faible et qui arrivent à en rester à ce niveau de consommation En revanche, il est certain que le cerveau perçoit mieux l'opposition entre "je suis non-fumeur" et "je suis fumeur" que la gradation entre je fume 5 cigarettes par jour" et "je fume 15 cigarette par jour". Le risque de rechute est donc plus grand. Ceci étant dit, si votre objectif est de réduire votre consommation, c’est bien évidemment possible que vous le fassiez seul ou accompagné par hypnose. La seule chose à éviter c’est la situation où on passe la journée à penser obsessivement à ces 5 cigarettes que l’on s’autorise.

 

 

#4 Si j’arrête je vais obligatoirement être stressé.

Faux. Fumer donne la fausse impression de diminuer son stress par l’intermédiaire de 2 biais. Tout d’abord le manque de nicotine se traduit par une élévation du stress, fumer ne fait donc que ramener le niveau de stress d’une personne à son point initial. Ensuite lorsque l’on fume on modifie sa respiration on prend des inspirations plus profondes et des expirations plus longues. Il a été démontré que ce simple exercice de respiration modifie notre physiologie et réduit le stress. Pour s’en convaincre, il suffit de fumer une cigarette imaginaire et de ressentir l’effet que cela a. 

 

 

#5 Je n’ai pas la volonté nécessaire pour arrêter

Faux. Ce qui compte lorsque l’on arrête de fumer ce n’est pas une hypothétique volonté que certaines personnes auraient et d’autres non puisque à y bien regarder, on a tous de “la volonté” quand l’enjeu est important pour nous. Ce qui compte, c’est d’avoir de vraies motivations émotionnelles. La moitié du travail lors d’un accompagnement par hypnose consiste d’ailleurs à identifier ces motivations et à nous y reconnecter. 

 

Débarrassés de ces fausses idées, les personnes qui le souhaitent sont enfin libres de devenir non-fumeurs de façon agréable et facile.

Blog|21/05/2015|0 Commentaire(s)

Vivre en harmonie 2.0 en 3 points

À l'heure où internet s'est invité jusque dans nos poches, qu'1 milliard 200 millions d'humains sont "reliés" les uns aux autres via facebook, que 3,3 milliards de recherches google sont effectuées chaque jour dans le monde et que certaines personnes se font opérer à distance par des bras robotisés... il est naturel de se demander comment retrouver l'essence de la vie dans ce monde 2.0 ? 

Pour beaucoup d'entre nous, le premier réflexe a été ou serait de vouloir remonter le courant de la rivière tel un saumon rebelle qui tentera de passer au travers des griffes de l'ours qui l'attend plus haut.

Le souci, s'il en est un, est qu'il ne s'agit pas d'une rivière, mais d'un torrent. La vraie question que nous devons nous poser est plutôt : Comment vivre en harmonie dans un monde évoluant toujours plus vite ?

 

 

#Plug and Play

 

Nous voulons tout... tout de suite. Est-ce notre faute? Notre patience a considérablement diminué ces dernières années concernant la technologie. Le temps moyen passé sur une page web est d'environ 2 secondes. Autant vous dire que vous retrouver à cette ligne, en train de lire cet article est déjà un exploit en soi. Félicitations !!!

Nous vivons un paradoxe étonnant... celui de ne pas vouloir perdre notre temps en actions futiles sans bien faire la distinction entre ce qui est futile de ce qui est utile.

La plus grande majorité de la population aime consommer...des applis, des services, des informations, des jeux, des objets connectés passant de l'utile au futile sans sourciller. La frontière devenant de moins en moins nette, l'utilisateur a tendance à se perdre, à oublier où se situe son intérêt dans l'écosystème qui est le sien. Quels sont ses projets? ses envies? son évolution? ses objectifs de vie?

Rapidement, saturé devant tant d'innovations technologiques, certains rentrent en résistance, en lutte, perdant de vue les facilités et les intérêts à utiliser intelligemment le vrai "Progrès". 

 

 

#Respecter ses croyances et ses valeurs

 

Personne ne nous oblige à être connecté, de même que personne ne nous oblige à acheter une voiture, à faire nos courses dans des super marchés, à vivre près des grandes villes, etc. pourtant il s'agit bien des mœurs de plus de 85% de la population française. Ont-ils oublié de s'écouter ou s'agit-il de compromis visant à se faciliter l'existence ? 

 

Prenons l'exemple des supermarchés. Il fut un temps où les produits de bases s'achetaient essentiellement directement au producteur sur les marchés ou dans les épiceries. Puis les super/hypermarchés sont devenus des acteurs incontournables pour une grande majorité, faisant de l'ombre à tous ces "petits" producteurs"... Aujourd'hui, internet redonne vie à certains producteurs qui ont compris comment descendre le torrent de manière écologique et intelligente. Des sites et associations comme lepetitproducteur ou monproducteur  leur permettent d'exister à nouveau à moindre coût dans cet écosystème. 

Le consommateur moyen n'est pas le mouton qu'on voudrait lui faire croire... il a des priorités de vie qui hiérarchisent ce qui est important ou non. Dès lors qu'une proposition devient facilitante et écologique, son choix s'accorde enfin avec ses valeurs profondes.

Dans l'expression manichéenne, "tout n'est pas blanc ou noir", on nous laisse à penser qu'il peut effectivement y avoir du gris... mais qui veut du gris ? Nous voulons du rouge, du vert, du jaune, du bleu,... non?

 

 

#A fond la forme !

 

Toute la subtilité d'une évolution harmonieuse entre les nouvelles technologies et un retour à l'essentiel, aux besoins fondamentaux des êtres humains, réside dans la nuance entre le fond et la forme. Rejeter internet et les technologies... c'est vouloir se faire croire qu'il n'y a pas d'eau dans le torrent. 

Certains saumons arrivent cependant à remonter le cours de l'eau, passer entre les griffes de l'ours et donner la vie. Combien d'entre nous ont la force ou l'envie d'un tel parcours ?

Pour répondre à la question posée en introduction de cet article : Comment vivre en harmonie dans un monde évoluant toujours plus vite ? Il est donc intéressant de dissocier le fond de la forme.

Le fond étant tout ce qui nous relie à nous-mêmes... ce qui est vraiment important dans notre évolution au quotidien. Certains parleraient de "mission de vie", d'autres de projets.

La forme quand à elle, représente tous les moyens d'atteindre ses objectifs, toutes les façons naturelles ou technologiques de se rapprocher de l'utile.  

C'est quand la concurrence se fait sur la forme et non sur le fond que les intérêts des utilisateurs sont respectés, autant par l'éthique que par la vision humaniste qu'elle procure.

 

C'est donc bien lorsque la technologie se met au service de l'humain qu'elle trouve sa juste place.  

 

 

#Les 3 points

 

Voici quelques conseils afin de cultiver cette harmonie entre le fond et la forme :

- Lorsque vous téléchargez une nouvelle application sur votre smartphone, prenez un instant pour vous demander si cette application vous rapproche de vous même ou bien si elle vous en éloigne et vous distrait de ce qui vous importe vraiment. Peu importe la réponse, le tout étant de le faire en conscience. 

- Réservez certaines plages de votre temps à la déconnection. La nuit, durant votre sommeil (mode avion), mais aussi pendant les repas, quand vous lisez ou bien lorsque vous êtes avec un ami. Il sera toujours temps de lire vos messages plus tard. Privilégiez les photos mentales aux numériques. Vous cultiverez une bonne mémoire qui plus est

- Soyez curieux et demandez-vous comment utiliser les outils et services technologiques à votre avantage. 

Ces quelques conseils sont de l'ordre du bon sens mais sont également subjectifs... A vous de vous demander comment vous pouvez vivre votre propre harmonie 2.0.

 

 

 

A propos de l'auteur : Guillaume Gautier

Je pratique l'hypnose depuis plusieurs années et ai eu la chance d'accompagner un grand nombre de personnes sur des problématiques diverses et variées. J'ai au fil du temps et par passion orientée ma pratique et me suis naturellement spécialisé dans le sommeil et ses différents troubles psychologiques et physiques, mais aussi sur les rêves et ses applications dans le domaine du développement personnel. 

En formant à l'hypnose au sein de l'ARCHE, en ayant participé à la création de Mental Sport, je réalise le vœu personnel de démocratiser et de rendre abordable des outils simples et puissants au plus grand nombre, dans les domaines qui me passionnent.

La naissance de DreaminzZz suit cette volonté. Conscient de l'importance, dans notre société, de redonner au sommeil et au rêve la place qu'ils ont eus par le passé, nous avons décidé d'associer toutes nos connaissances dans le domaine du développement personnel à une technologie de pointe dans nos objets connectés. 

L'objectif est d'offrir au plus grand nombre des solutions personnalisées, en accord avec nos valeurs, dans le torrent d'informations dans lequel nous baignons tous, pour aider la population à mieux dormir grâce à une appli personnalisée et un masque de sommeil connecté. 

Blog|28/05/2015|0 Commentaire(s)

Incarner son changement en 3 étapes.

Non, l’hypnose ne nous préserve pas de certains efforts à faire, ce n’est pas comme ça que cela fonctionne. Il est possible de frotter toutes les lampes à huile de la terre, je doute qu’un génie en sorte jamais. Et puis bah, après tout c’est peut être tant mieux, il y a certains efforts qui nous apportent une grande satisfaction…Voir, du plaisir…

Il existe de nombreuses façon de décrire l’hypnose, mais j’aime bien dire que c’est une façon d’apprendre plus vite en jouant avec les paramètres de sa réalité et en retrouvant le goût d’apprendre. Et comme tous les apprentissages, c’est dans l’incarnation de ce que nous apprenons et dans sa répétition, que l’automatisation se produit. 

Un exemple?  Souvenons-nous de nos premières leçons de conduites. La difficulté de répondre à la moindre question du moniteur, tellement l’esprit se voyait encombré de toutes les choses qu’il y avait à faire : les rétroviseurs, la positions des mains sur le volant, embrayer, débrayer, passer les vitesses et être attentif à l’environnement extérieur. Cependant, à force de répétition, une part de nous-même a inscrit cette procédure, nous permettant aujourd’hui de rouler à pleine vitesse et de pouvoir échanger avec les passagers de la voiture, chanter, que sais-je?

 

Les petits cours d’eau forment de longues rivières.

Souvent les gens viennent consulter un hypnopraticien après disent-ils, « avoir tout essayé »… En attente d’un miracle!  Ils témoignent souvent d’un besoin majeur dont l’importance les dépassent. Les laissant exsangue par avance, les forçant au découragement, à la résignation. 

Cependant en étant attentif à l’objectif décrit, il faut noter que souvent, la  situation problématique qu’ils cherchent à quitter est le résultat de l’accumulation de petites choses faites ou non faites dans leur quotidien, et que c’est en rectifiant ces toutes petites choses que l’objet de ce qu’ils convoitent se présente alors comme un cadeau. En gros, ce sont les standards fixés dans notre quotidien qui par de petites choses nous conduisent soit vers notre épanouissement, soit vers notre désespérance. 

L’hypnopraticien va alors favoriser l’enthousiasme au changement, en révéler le sens, glorifier l’enjeu et le rendre accessible en le morcelant et en provoquant les plus petits changements possibles. Pourquoi les plus petits changements possible? Simplement parce qu’apriori, nous fonctionnons plutôt très bien et qu’il est plus facile de déplacer un caillou qu’une montagne. 

Quand je veux changer quelque chose, voila comment je procède. 

 

#1 Changer nos standards de fonctionnement.

Dans un premier temps, je m’efforce de repérer  les petites choses que je fais quotidiennement qui m’enferment dans ma problématique.  Ca peut être aussi simple qu’une heure de réveil, un choix de divertissement, un aliment spécifique ...

Puis je me demande quelle est la première de ces petites choses « symboliques » que je me dois de faire différemment dans mon quotidien pour que les choses changent? 

C’est une fois répondu à cette question, une fois la première étape déterminée, que  je passe à l’étape suivante.

 

#2 Ritualiser le premier changement.

C’est dans le cadre de ma pratique d’hypnopraticien que j’ai découvert avec bonheur à quel point l’être humain était en quête de sens.  La bonne nouvelle étant que nous donnons ce sens à nos actions et qu’il est donc de notre responsabilité. 

Une fois que j’ai défini la plus petite réforme à effectuer, je me projette mentalement à la manière d’un acteur incarnant son personnage, et j’imagine la façon dont je me déplace dans mon nouveau fonctionnement, dont je me tiens, la façon dont je parle une fois cette réforme mise en place.

Le but, ici, est de générer de l’émotion. Je possède  alors un terrain de jeu sur lequel va se construire et se développer mes nouvelles compétences.

En répétant cette projection, l’automatisation de cette nouvelle façon d’être va se mettre en place. C’est pierre après pierre que les bâtiments les plus impressionnants se construisent. 

 

#3 Changer, c’est amusant !

Sortir de la gravité de la réussite ou de l’échec par le jeu. 

Il suffit de se souvenir que nous savons jouer, quelque soit notre âge, le jeu est un outil d’apprentissage naturel et commun à tous les mammifères. Tous les petits en jouant, en faisant semblant apprennent à s’approprier des capacités qu’ils n’ont pas encore. 

Je m’amuse à faire semblant d’être cette meilleure version de moi dans la tache que j’ai préalablement définie. C’est sans danger. Personne ne me demande de réussir, pas même moi, puisque je fais  semblant. 

 

A votre rythme, repérez d’autres taches qui jalonnent votre quotidien et appliquez vous avec le même procédé à les effectuer dans votre nouvelle peau.

 

Blog|28/05/2015|0 Commentaire(s)

Prise de parole, quel plat servez-vous?  

Un de mes clients souffrait, principalement dans le cadre de sa vie professionnelle, de crises de panique lors d’interventions publiques.

Afin de travailler de manière détournée sur le sujet, je lui ai alors demandé, sous hypnose, de s’imaginer invité à un diner. 

Que cet événement soit exceptionnel ou routinier, comme tout le monde, il avait des attentes… des envies concernant ce dîner. C’est dans le but de favoriser la réalisation de ses attentes, qu’il a commencé à imaginer sa « panoplie » idéale : les vêtements à porter, les attitudes à avoir, les histoires qu’il allait raconter.  

Toujours sous hypnose, il s’est ensuite placé, dans le rôle de celui qui reçoit, et a cherché des comparaisons, des différences. Naturellement il n’en a pas trouvé, car toute forme d’interactions sociales se bâtit sur le même schéma, que ce soit dans le rôle de l’hôte ou de l’invité : nous projetons tous des attentes quand à nos futures communications. Intuitivement, nous nous préparons physiquement et mentalement dans le but de correspondre aux différentes projections que nous émettons. Quelle conclusion donner à tout ça ? Peut-être simplement que nous sommes en tout temps, le fruit de nos projections et pensées.

Là, où la machine se dérègle et nous sort d’attentes favorables par (et la liste n’est pas exhaustives) des tremblements de voix, de gestes, des suées, des rougissements, c’est quand nous sortons de la volonté d’offrir à nos interlocuteurs notre intention initiale, et devenons demandeurs d’un jugement quelconque. Nous avons alors peur par anticipation de ce jugement.

Si nous nous replaçons dans un contexte où nous sommes des animaux sociaux, il peut sembler raisonnable d’avoir peur de paraitre faible aux yeux du groupe. Pour notre cerveau, apparaitre comme un élément faible, peut potentiellement entrainer de sérieux dommages : devenir le souffre-douleur, être banni, etc.

Alors face à toutes ses interrogations, une question : quelle position assure à celui qui la prend, le plus grand sentiment de force? Celui qui demande ou celui qui offre? Nous comprenons aisément que la position de pourvoyeur est la plus favorable.

Revenons en alors à notre diner, Je proposais  à mon client encore sous hypnose de se placer dans le rôle de l’hôte qui accueille, le pourvoyeur, et de considérer que le plat à servir était le reflet de lui-même. Je lui demandais alors à quel plat il s’identifie quand il est devant des gens. Sa réponse fut sans appel :

« - un plat de lentille… Un plat triste et banal.

- Dans le cadre d’un vrai diner, c’est ce que vous avez coutume de servir?

- Non, ce serait embarrassant. Murmurât-il.

- Quel plat aurait votre préférence dans la même circonstance?

- Je ne sais pas, quelque chose de festif !

- Quelle est la chose que vous avez en vous de plus festif, la chose dont vous êtes fier, susceptible d’être dévorée avec gourmandise par les autres? Lui dis-je.

- Mon sens de l’humour !!! Me répondit-il, un large sourire lui éclairant le visage. »

 

Comment passer d’un plat de lentilles à un gâteau d’anniversaire? 

Vous le comprenez alors, c’est dans cet axe de travail que s’est poursuivi notre séance. Avec l’aide de l’hypnose, en travaillant sur les représentations mentales, mon client a réformé les perceptions subjectives qu’il avait de lui-même. Ainsi en lui permettant de se ressentir comme un gâteau face à un public, il apprit rapidement à s’associer à de nouvelles émotions plus agréables quand il doit prendre la parole. 

  

La morale de cette histoire

Il nous appartient donc, à loisir, de stimuler notre cerveau et notre imaginaire afin de nous projeter dans l’accomplissement heureux d’une prochaine prise de parole et ainsi de favoriser notre aisance et notre amusement lors de nos interventions.

 

Blog|09/06/2015|0 Commentaire(s)

N'ayez plus peur d'être beau / belle !

Dans notre société qui semble toujours mettre plus en avant le physique et la beauté, il semble très incongru de parler de la peur d’être beau ou belle. 

En effet cette peur est rarement consciente, elle est en revanche très souvent là, présente à un niveau inconscient. Et c’est qui explique que nous sommes si nombreux à ne pas réellement prendre soin de nous  : qu’il s’agisse de faire de l’exercice, de manger sainement, ou tout simplement de nous présenter sous notre meilleur jour..

Nous nous expliquons souvent ces comportements par de fausses excuses : le manque de temps (pour cuisiner correctement, faire du sport, etc.), la gourmandise, la fainéantise, ou même par une posture faussement morale (“tout ceci est superficiel”). Bien souvent derrière tout cela, il y a la peur, la peur d’être beau / belle...

 

Si la vie des personnes belles semble si enviable, pourquoi avons-nous peur d’être beau?

C’est que être beau c’est aussi prendre des risques :

- etre beau / belle c’est s’exposer au regards et donc au jugement des autres. Les personnes les plus critiquées sont les plus visibles… Il est plus facile de se cacher dans notre bulle d’invisibilité (relative) et ainsi s’économiser l’inconfort d’une position dont on comprend aisément les risques qu’elle implique.

- etre beau / belle c’est aussi s’exposer à son propre jugement. Qui d’entre nous ne s’est jamais consoler d’un échec amoureux en pensant “ah si seulement j’avais été beau/belle, tout aurait été différent” faisant ainsi reposer la responsabilité de cet échec sur la superficialité supposée de l’autre. Ainsi être beau c’est renoncer à une excuse bien facile et reprendre la pleine responsabilité de nombres de nos actes.

- etre beau / belle c’est donc renoncer à toutes ces barrières que nous avons érigées et derrière lesquelles nous nous sommes protégés avec un certain succès toute notre vie. C’est renoncer au confort d’un cocon qui nous abrite et ... nous enferme.

 

Comment donc dépasser cette peur? Comment la laisser derrière nous? 

Déjà prendre conscience qu’elle existe, prendre conscience de ce à quoi elle nous sert et aussi de ce qu’elle nous empêche de faire, de qu’elle nous empêche de vivre.

Dans le cadre d’un accompagnement en hypnose, il va souvent s’agir de nous reconnecter avec nos grandes importances, nos profondes motivations. Ensuite toujours sous hypnose, le travail pourra s’orienter sur la réappropriation de ressources inconscientes capables de nous donner la force et le courage d’entreprendre ce changement.

 

Blog|11/06/2015|0 Commentaire(s)

Ces émotions qui nous font grossir (ou maigrir)

Les émotions ont un rôle central dans nos comportements alimentaires. Pour s’en convaincre, il suffit de constater que le ventre est le siège physique de la plupart de nos émotions. Ce que l’on retrouve aussi dans les expressions « avoir les tripes », « avoir la peur au ventre », etc.

Ces émotions que nous ressentons dans le ventre provoquent des sensations. S’il est nous est possible d’avoir conscience que ces sensations sont le fruit d’émotions, il arrive souvent que nous ne fassions pas le lien. Il devient alors naturel de confondre cette sensation avec une sensation fondamentale à notre survie : la faim. Et donc de répondre de la façon qui nous paraît la plus naturelle : en mangeant.

Ainsi à la base des dysfonctionnements des comportements alimentaires, on retrouve souvent les mêmes émotions : l’ennui, la honte, la solitude, la tristesse, la culpabilité, etc.

Malheureusement si remplir son estomac peut anesthésier momentanément ces émotions, on comprend bien, en réalité, qu’en se comportant de la sorte, on ne fait que les nourrir et les faire grandir.

Il existe d’autres dimensions à prendre en compte lorsque l’on souhaite réformer ses comportements alimentaires, cependant la gestion de ces émotions sera toujours un élément fondamental du changement dans le cadre de l’accompagnement par hypnose.

Apprendre à repérer les émotions qui déclenchent les comportements nocifs est une première étape décisive. C’est d’abord simplement lors de l’entretien que l’hypnopraticien accompagnera le client dans la prise de conscience de ces émotions puis sous hypnose le travail pourra se poursuivre pour faire ressortir des émotions plus enfouies et moins facilement accessibles.

Reste ensuite à savoir quoi faire de ces émotions lorsqu’elles surviennent, apprendre à les gérer, à les accepter d’une nouvelle manière plus positive. En stimulant notre créativité sous hypnose, de nouvelles solutions, de nouveaux comportements peuvent alors nous apparaître.

Et pour aller encore plus loin, si certaines émotions déclenchent chez nous des comportements nocifs, il est logique de se dire que d’autres émotions peuvent provoquer des comportements opposés. A nous avec ou sans l’aide de l’hypnose de repérer ces émotions favorisantes : fierté,  bonheur, amour, etc.

 

Blog|15/06/2015|0 Commentaire(s)

Mon rituel du matin pour bien démarrer la journée

Et si notre plus grand trésor se trouvait dans notre dressing? Non, je ne vante pas ici les mérites de ma garde robe.
Un matin devant ma penderie à me demander ce que je vais porter, je me souviens d’une phrase du personnage de Cyrano de Bergerac :
"Moi, c’est moralement que j’ai mes élégances,
Je ne m’attife pas ainsi qu’un freluquet,
Mais je suis plus soigné si je suis moins coquet… »

C’est une révélation. Cela fait des années que je prends le temps de penser avant de sortir de chez moi à quels vêtements je vais mettre... Certainement dans la volonté de me présenter au monde sous une certaine apparence, (de la même façon qu’un uniforme nous informe de notre fonction) et de m’appliquer à porter avec beaucoup d’implication, cette « panoplie » sensée me définir. Quand je m’aperçois que chaque matin, sans y réfléchir, je passe la même panoplie mentale, (celle que j’appelle "ma nature ») depuis des années : mon humeur et sa représentation physique, mes comportements, mes réactions., 

Je m'interroge alors, à la façon de Cyrano, quelles sont les élégances morales que je porte ? Peu satisfait de ma réponse, je me surprends à me demander ce qui devient différent pour moi, quand j'imagine changer de « nature » et quelle serait alors la panoplie mentale la plus utile, pertinente et juste en accord avec mes ambitions.

C’est à mesure que je me rêve arpentant la rue, arborant cette nouvelle tenue mentale plus ajustée, cette façon d’être moi, que je me met à ressentir des choses différentes à un niveau physique : une énergie, une stature, une façon de prendre l’espace, de m’exprimer.

C’est depuis, comme un rituel, que chaque matin, je m’accorde le temps nécessaire à définir quelle élégance interne je me dois de porter pour répondre la plus favorablement possible aux enjeux de ma journée.

 

Il m’arrive d’imaginer les rituels des grands de ce monde : Obama exerçant son sourire devant la glace en répétant « yes we can ». Si une telle scène peut me faire sourire, il reste à se demander en quoi certains rituels peuvent jouer sur notre quotidien. Ce qu’ils nous permettent. 

Pour nous en convaincre, analysons la puissance du Haka des insulaires du Pacifique. 

Nous avons tous en tête cette l’image des All Blacks défiant leurs adversaires. Le Haka ne les rends pas plus fort mais il leur permet de croire qu’ils sont plus forts, et d’accueillir l’énergie correspondante à la puissance de leur rituel. 

La mise en place de rituels personnels est souvent utilisée dans le cadre de l’accompagnement par hypnose. En effet, par leur répétions et l’importance qu’on leur accorde, ils permettent de mettre en place des états émotionnels positifs et d’avoir accès simplement à nos ressources inconscientes.

 

Voici donc mon rituel du matin en 4 étapes

Etape1 : Qui je veux être aujourd’hui et dans quel but?
Que ce soit dans le cadre professionnel, familial ou pour mes loisirs, chaque matin je m’accorde cinq minutes pour remplir ma journée de sens, lui donner de la valeur, en répondant à cette simple question. 

Etape 2 : Quelle « élégances morales » je vais porter aujourd’hui ?
Pour chaque vêtement, je pense à une disposition mentale particulière : cette veste me donnera confiance en moi et cette chemise m’encouragera à la flexibilité, etc. Je fais part ici de ma représentation mentale, mais on pourrait en prendre une autre : quel animal correspond le plus à la journée que je prépare ? est-ce l’agilité de la panthère, la puissance de l’éléphant ou l’éthique de travail du castor ?

Etape 3 : A l’aide de l’auto-hypnose et je me laisse posséder par « l’énergie » imaginaire que j’associe à ces « élégances morales », et là ... Je laisse infuser ! 

Etape 4: Je fais une photographie mentale de ce qui me traverse avant de sortir de transe afin de pouvoir y faire appel en fermant les yeux aux différents points clefs de ma journée. 

Le soir venu, je me souviens du bénéfice de ma petite routine et bien souvent, je m’endors en me disant que la vie serait plus simple si on décidait de la trouver moins sérieuse. Depuis, je ne m'étonne plus dans mes rêves de m'apparaître en Cyrano et de hurler a qui veut l'entendre "qu'"à la fin de l'envoi je touche."

 

Blog|25/06/2015|0 Commentaire(s)

Cancer : transformer la maladie en défi

La prise en charge médicale des patients atteints de cancer est de plus en plus précise, cadrée et efficace. En revanche la plupart ignorent les possibilités qui s’offrent à eux concernant la dimension psychologique et émotionnelle.

Après 3 années passées à accompagner des patients confiés par des cancérologues dont une année à travailler en centre de soins supports, j’ai pu constater l‘efficacité de l’hypnose dans ce domaine si particulier.

Les séances d’hypnose n’ont pas vocation à soigner une personne mais à lui permettre de jouer un rôle actif dans son traitement, de reprendre la main et trouver sa place dans le processus.

Lorsque j’accompagne une personne, nous commençons par appréhender les émotions qui suivent l’annonce du diagnostic, souvent perçu comme un choc,  pour prendre du recul. Les séances sont aussi l’occasion d’explorer les émotions plus anciennes qu’une personne ressent régulièrement, pour faire du tri et se libérer du poids du passé.

Une personne libérée de ses émotions limitantes pourra alors avec plus de facilité, décider consciemment de l’attitude à adopter face à la maladie et aux traitements. Certains choisiront de lui donner un sens, d’autres y verront une occasion de « grandir » ou de se recentrer sur ce qui compte vraiment.

On sait aujourd’hui qu’une attitude positive, des objectifs posés et échelonnés permettent de mobiliser au mieux ses ressources et de traverser cette épreuve avec plus de sérénité.
Une personne accompagnée évitera ainsi de nombreux pièges tels que l’isolement (par pudeur, peur de déranger, manque d’envie…), le renoncement aux activités qui lui tiennent à cœur ou les petits plaisirs du quotidien.
Des recherches soulignent également un impact significatif de l’attitude adoptée sur la santé.

Lors des séances je cherche également à accompagner vers une triple alliance :
- avec l’inconscient et le corps. En effet, je reçois de nombreuses personnes qui se sentant trahies ou lâchées par leur corps, se mettent à le rejeter. Se réapproprier son corps et ses mécanismes inconscients est souvent la première étape pour se libérer des tensions accumulées.

- avec l’équipe médicale, pour poser les bases d’une véritable coopération.
- avec le traitement qui peut dans certains cas être considéré comme un poison ou un ennemi à causes des effets secondaires engendrés.

Enfin l’apprentissage de l’auto-hypnose est un formidable moyen de maximiser les effets des séances et de gagner en autonomie.

D’autres articles à venir seront l’occasion de revenir sur des problématiques spécifiques dans lesquelles l’hypnose a démontré son efficacité. Personnellement, je l’utilise pour la gestion de la douleur, la gestion des effets secondaires des différents traitements (chimiothérapie, radiothérapie, suivi post-opératoire…), l’agueusie/dysgueusie, l’apprentissage de la visualisation, le conditionnement (ou ancrage) d’états émotionnels ou des demandes plus personnelles qui me sont adressées.

 

Blog|30/06/2015|0 Commentaire(s)

Opérée sous hypnose, elle se met à chanter !

Alama Kanté, souffre d’une tumeur de la glande parathyroide et doit donc se faire opérer. C’est une procédure bien rodée qui nécessite que l’opération se déroule sous anesthésie générale.
Mais voilà, pour Alama, l’opération présente un risque supplémentaire car elle est chanteuse professionnelle. La tumeur se situe dans la gorge et donc proche des cordes vocales : il existe un risque d’endommager son outil de travail au cours de l’opération.

Heureusement il y a une solution : en étant anesthésiée par hypnose, Alama ne sentira pas la douleur mais restera consciente et pourra donc chanter durant l’opération afin de s’assurer que le chirurgien ne touche pas les précieuses cordes vocales.
Le chirurgien de l'hôpital Henri-Mondor qui a pratiqué l’intervention, Gilles Dhonneur raconte : “Elle est entrée dans une sorte de transe en écoutant les mots de l'hypnotiseuse. Elle est partie loin, en Afrique. Et elle s'est mise à chanter. C'était époustouflant!”.

Comme le veut la procédure, l’anesthésie par hypnose est réalisée en combinaison avec une anesthésie locale, c’est ce que l’on appelle l’hypnosédation,. Gilles Dhonneur de préciser “la douleur d'une telle intervention est insupportable en état de pleine conscience”.

Tout s’est bien déroulé et Alama Kanté peut continuer à chanter !

Si le cas d’une patiente qui chante durant son opération tient de la première mondiale, l’anesthésie par hypnose n’est pas nouvelle. Dès le 19e siècle et avant même l’utilisation de l’éther, James Braid avait conduit de nombreuses expériences en la matière. Depuis les années 50, de nombreuses études ont été menées sur l’utilisation de l’hypnose durant les accouchements et aussi de façon plus générale sur l'intérêt de l’hypnose dans le cadre de la gestion de la douleur.

Depuis les années 90 et la réhabilitation médicale de l’hypnose par les neurosciences, les anesthésies sous hypnose sont de plus en plus fréquentes. Et si elles sont particulièrement indiquées pour les personnes âgées et les personnes allergiques pour qui l’anesthésie chimique présente un réel risque, elle est de plus en plus demandée par les patients eux-mêmes qui souhaitent simplement profiter d’une méthode anesthésique plus douce pour leur organisme.

S'il est peu probable qu'aucun d'entre nous se retrouve à chanter sous hypnose, ce témoignage reste très pertinent pour ceux qui envisage de faire de hypnose que ce soit pour arrêter de fumer, perdre du poids ou tout simplement prendre confiance en soi. En effet, il illustre très bien le caractère de l'hypnose : on est ici et ailleurs en même temps, dans un bloc opératoire conscient de ce qui se déroule, à l'écoute de l'hypnopraticien et en même temps dans une rêverie, inconscient, en train de voyager à l'autre bout du monde.
Il illustre aussi le caractère actif de l'hypnose. Si souvent durant une séance d'hypnose, on est assis, les yeux fermés. On peut tout aussi bien être sous hypnose en étant debout ou en mouvement. On peut avoir les yeux fermés et être silencieux comme il possible d'ouvrir les yeux et de chanter... Surtout durant l'hypnose, on est particulièrement actif à l'intérieur, notre créativité et notre imagination sont soliscitées consciemment et inconsciemment afin de trouver et d'implémenter les solutions souhaitées. Bref on est loin de l'idée de sommeil !

Blog|30/06/2015|0 Commentaire(s)

Victimes de la cigarette

D’un point de vue rationnel, cela peut sembler presque évident : les fumeurs sont des victimes de la cigarette. A long terme, il s'exposent au risque d’un cancer et à court terme ils subissent la détérioration de leur sens (goût, odorat) et de leur corps (respiration courte, essoufflement).

Pourtant en termes de comportements, je dirai presque de rôles, de nombreux fumeurs ne se sentent pas victime de la cigarette, ils vivent leur addiction comme un choix, comme un plaisir voire comme une liberté. Parmi eux, ceux qui souhaitent arrêter de fumer par hypnose devront probablement travailler sur leur motivations à arrêter et devront casser les automatismes et rituels qu’ils ont mis en place autour de la cigarette.

Cependant aujourd’hui je voudrais parler d’une autre catégorie de fumeurs. Ceux qui ont pleinement conscience des méfaits de la cigarette au point que ça les dégoute, au point qu’ils se reconnaissent pleinement victimes de la cigarette.

Si on peut retrouver ce pattern de comportement chez tout type de fumeurs, il s’agit souvent de gros fumeurs.

Souvent se jouent alors les mêmes mécanismes mentaux face à l’addiction. 

J’avais récemment ce client qui est venu me voir pour arrêter de fumer, il fumait 2 paquets et demi par jour depuis 20 ans. Il se disait victime de la cigarette qui était plus forte que lui et l'empêchait d’arrêter.

“- donc vous êtes une victime? lui dis-je

- oui 

- si vous êtes une victime, qui est l’agresseur?

- bien … moi, murmura-t-il après un silence”

Il venait de comprendre que derrière le voile de victime dans lequel il se drapait se trouvait au moins autant présent un vrai agresseur animé de l’envie de se nuire, de se punir.

Une fois cette prise de conscience effectuée, le chemin était certes long mais clair. les séances d’hypnose suivantes se sont articulées autour de la fin de culpabilité, la fin de ce cycle de violences faîtes à soi-même. Il s’est alors agit sous hypnose de retrouver les ressources pour s’apprécier de nouveau pour s’aimer réellement. Après arrêter de fumer fut un jeu d’enfant…

Blog|08/07/2015|0 Commentaire(s)

Cigarette : faîtes l'amour pas la guerre

Bien souvent, face à un objectif ou à une décision majeure dans notre vie, nous pouvons avoir tendance à dramatiser notre décision en lui donnant une gravité excessive. Nous nous répétons, que ça va être difficile, qu’il va falloir être vigilant. Nous entendons aussi en écho, notre entourage confirmer le sérieux de l’enjeu. 

Ainsi le fumeur va se fixer une date pour reprendre sa liberté, et se prépare à l’action comme si c’était une guerre dont une part de lui même serait l’ennemi. Il va se convaincre, porté par les commentaires des soldats qui l’ont précédés sur le théâtre des opérations, que l’ennemi est coriace, qu’il dispose de tout un arsenal de torture mentale qui assure que la bataille va être dure, longue et vicieuse. Que l’ennemi va se venger en provoquant : des compulsions alimentaires, des accès d’humeurs…
Fort de tout son courage, notre petit soldat part alors en guerre, le moral dans les bottes, alourdissant sa démarche, le dos rond. Et c’est face à des perspectives plutôt sombres qu’il murit l’idée que l’échec est plus que probable. Ainsi, trop souvent le fumeur se conditionne porté par toutes les différentes certitudes quand à la difficulté de son projet…

Et si arrêter de fumer ce n’était pas entrer en guerre mais faire la paix ?

A bien regarder, le fumeur peut comprendre que cela fait des années qu’une partie de lui-même l’empoisonne et le convainc que c’est plus fort que lui. Voilà qui ressemble bien à un acte de guerre délibéré et répété à chaque cigarette. Arrêter de fumer c’est peut-être simplement faire la paix avec cette partie de lui-même.

Etre léger même quand l’heure semble grave.
A signature d’un accord de paix, on sait la joie et le plaisir des peuples. Célébrer son arrêt de la cigarette comme on célèbre un arrêt des hostilités et profiter enfin de la vie comme on profite en période de paix ! 

J’ai constaté dans ma pratique que la plupart de mes clients qui arrivent avec facilité à devenir non-fumeurs, utilisent intuitivement leur cerveau en s’assurant (qu’ils y croient vraiment ou pas) que ça va leur être facile, que des la première journée ils vont bénéficier des bienfaits de leurs décisions, bref, qu’ils ont la course dans les jambes. D’autres se souviennent en sortant des considérations de réussite et d’échec, que toute la vie n’est faite que d’apprentissages. Qu’ils ont été doués pour apprendre certaines choses et moins pour d’autres, mais qu’avec de la constance, des tentatives répétées, ils ont évolués en se rapprochant plus ou moins rapidement de l’objectif fixé. 

Préparer la paix

Si la paix se signe en un jour, un instant, elle est souvent le fruit d’une maturation plus longue, de prises de contact entre les parties en présence, de négociations diverses et variées.

Mais le plus important c’est sans doute d’avoir un médiateur. Pour faire la paix avec cette partie de lui-même qui fume, le fumeur peut se trouver ce fameux médiateur en la personne de son conscient.

C’est pourquoi, quand un client me contacte pour un sevrage tabagique, je l’engage avant notre rencontre, à re-conscientiser le rapport qu’il entretient avec la cigarette par ses quelques petits trucs :

1/ Fumer tout et n’importe quoi. Et surtout n’importe quoi. Les fumeurs sont souvent attachés à « leur » marque … qu’ils en changent ! Et là les possibilités sont grandes, il devient facile d’alterner, de fumer des lights, des normales, des blondes, des brunes, des avec filtres et des sans filtres et d’acheter des paquets de toutes les couleurs et formes.

2/  Souvent, les fumeurs tiennent leur cigarette entre le majeur et l’index. Et bien, je leurs conseille de changer leur façon de tenir leur cigarette, par exemple, ils peuvent alors passer de la main droite à la main gauche, ou même changer de doigts à chaque cigarette pour la tenir. 

3/ Enfin pour ceux qui souhaitent vraiment se préparer. Mettre son réveil en plein milieu de la nuit spécialement pour se faire une pause clope, et je ne parle pas de tendre sa main depuis le lit et de fumer dans un demi-sommeil, mais bel et bien de se lever !

Un automatisme comportemental, c’est un peu comme le sillon d’un disque vynil, dès que l’on pose la tête de lecture sur le sillon, la chanson est jouée.
Il s’agit ici d’inviter le conscient dans cette musique inlassablement répétée, afin d’en entendre les fausses notes.

 

 

Blog|15/07/2015|0 Commentaire(s)

3 mythes concernant l'hypnose

La télé est passée par là, avant elle le cinéma et la littérature, brodant des légendes concernant l’hypnose. Si depuis 15 ans, les neuro-scientifiques à l’aide de l’imagerie médical ont éclairés par leurs découvertes, les zones obscures relatives à l’hypnose, de nombreuses idées reçues subsistent.

# En hypnose, on dort!
« Dormez je le veux ! » Alors non, bien sur, on ne dort pas en hypnose, on entend tout se qui se déroule, on pourrait dire qu’on expérimente une rêve éveillé. Les enfants diraient que « c’est pour beurre » et on serait bien tenter d’y croire, si ces rêves ne produisaient des nouveaux comportements.
La suggestion « Dormez je le veux ! » même si elle est fausse, a de nombreux intérêts, elle a le mérite de présenter un état connu (et dont l’hypnose est voisin). En effet, dans l’hypnose comme dans le sommeil, on a les yeux fermés, on est très détendu, et surtout on expérimente des rêves.

# L’hypnose fait de moi un zombie assujetti!
Là aussi, on pourrait penser au cinéma, à ce film de Woody Allen où le héros sous hypnose apparait comme un pantin manipulé et conditionné pour assassiner. Il faut savoir que l’hypnose est un état similaire à l’état méditatif. Peut être suffit il alors de se souvenir des adjectifs que l’on accole à la pratique de la méditation pour faire voler en éclat ce deuxième mythe : éveil, sagesse, lâcher-prise ... zombie..? Ca n’a pas de sens n’est ce pas?

# Seuls les imbéciles sont hypnotisables!
Le principe d'influence que l’on prête au praticien en hypnose veut nous faire croire que ce pouvoir ne se révèle que grâce à un esprit faible. Et bien détrompez-vous, car le principal outil utilisé pour vivre une hypnose reste l’imaginaire, donc plus la personne est créative et intelligente, plus l’expérience est belle et prégnante. 

Que vous ayez envie d’arrêter de fumer ou de retrouver le sommeil, vous pouvez maintenant faire appel à l’hypnose sans vous préoccuper des vieux clichés dont on l'a habillée.

Blog|20/07/2015|0 Commentaire(s)

L'hypnose vous fait peur ?

Malgré les validations des neurosciences sur le bien-fondé de l’hypnose et l’utilisation de celle-ci par de plus en plus de médecins, d’anesthésistes, de dentistes et de sages-femmes, l’hypnose provoque encore souvent des craintes voire même des peurs. Voici certaines des plus communes.

# Peur de perdre le contrôle
C’est peut-être la peur la plus courante en relation avec l’hypnose. Ne plus être en contrôle de nos actions. Contrairement à ce que peuvent laisser penser les spectacles d’hypnose ; sous hypnose, nous sommes tous parfaitement en contrôle. Nous entendons tous les mots, nous choisissons de les écouter ou non, nous choisissons de suivre ou non les suggestions qui nous sont faîtes. Ainsi l’hypnose ne fonctionne que lorsqu’il y a un accord avec l’hypnotisé sur l’objectif à atteindre. Ainsi par hypnose, il est rigoureusement impossible de forcer quelqu’un à faire quoi que ce soit dont il n’ait pas envie !!

# Peur de rester bloqué
Il arrive que certains aient peur de ne pas se réveiller. Il y a d’autant moins de raisons à cela que sous hypnose, on ne dort pas. Mais s’il fallait encore se rassurer, on pourrait rappeler que l’hypnose est un état parfaitement naturel du cerveau, état que nous vivons en moyenne 7 fois par jour. On pourrait aussi rajouter que jamais personne n’est resté bloqué sous hypnose. Que se passerait-il alors si votre hypnopraticien quittait la pièce en plein milieu d’une séance sans prévenir ? Simplement, après quelques minutes de silence au plus, vous remarqueriez son absence et rouvriez les yeux le évidemment du monde.

# Peur de l’inconnu
Si elle moins souvent vocalisée, elle est pourtant présente. C’est tout simplement la peur de rentrer dans un état qui ne nous est pas connu, c’est la peur de faire quelquechose de nouveau. Pour se rassurer, il suffit de se souvenir que l’hypnose est un état naturel dans lequel nous sommes plongés plusieurs fois par jour et en même temps l’expérience de l’hypnose dans ce cadre-là reste quelque chose de particulier, de parfaitement nouveau. Et je dirai qu’il est naturel de ressentir une appréhension lorsqu’on essaye quelquechose de nouveau et de différent et en même temps on le fait tout de même poussé par nos instincts de curiosité, nos envies d’aventure, notre besoin de profiter du monde.

J’espère que cet article vous aura suffisamment rassuré sur l’hypnose pour que vous puissiez enfin profiter de ces bienfaits, qu’il s’agisse de surmonter une peur de parler en public ou simplement d’arrêter de fumer.

Blog|20/07/2015|0 Commentaire(s)

3 profils favorables à l'hypnose

On me demande souvent si tout le monde est réceptif à l’hypnose, et ma réponse est invariablement la même : oui nous avons tous cette capacité d’absorption en nous, et sans même nous en rendre compte nous rentrons tous en moyenne 7 fois par jour en hypnose.

Cependant comme toute capacité, elle se travaille et certains sont naturellement plus doués que d’autres. Concrètement cela veut dire certaines personnes vont rentrer plus vite plus facilement plus profondément en hypnose que d’autres.  Qui sont ces personnes qui sont plus doués que les autres en hypnose, que partagent-elles?

Voici 3 archétypes de personnes qui rentrent bien en hypnose.

# le créatif
C’est certainement la qualité la plus importante pour rentrer en hypnose et si justement nous la partageons tous, certains sont clairement plus créatifs que d’autres. Le créatif justement pourra avec plus d’aisance et de facilité mettre son imagination au service de l’état hypnotique. Et pourra ainsi facilement enrichir de détails les rêveries hypnotiques auxquelles il se laisse aller. 

# l’aventurier
La volonté d’explorer, de vivre des expériences nouvelles et différentes est aussi au centre de la démarche hypnotique. En effet, non seulement la première fois que l’on rentre en transe c’est clairement un pas dans l’inconnu mais plus encore chaque transe sera nouvelle et sera donc l’occasion de continuer son chemin dan l’inconnu. On comprend aisément pourquoi l’aventurier animé de sa curiosité effectuera ces pas dans l’inconnu le coeur léger.

# le sceptique
Cela peut paraître surprenant mais le sceptique est aussi un profil très favorable à l’hypnose. En effet, la posture de doute du sceptique est fondamentalement une posture d’ouverture et de curiosité. Le sceptique a soif de confirmer ou d’infirmer et pour cela il ne demande qu’à expérimenter sans préjugé. Cette volonté dénué est un magnifique outil pour rentrer en hypnose.

On pourrait bien sur citer d’autres qualités qui servent dans l’hypnose : la capacité à lâcher prise, la sensibilité, etc. Ainsi les plus talentueux en hypnose rentreront quasi-instentanément en transe alors que les moins réceptifs auront besoin d’une grosse dizaine de minutes. Mais finalement lorsqu’il s’agit de s’arrêter de fumer, de prendre confiance en soi ou de se débarrasser d’un acouphène, qui est à 10 min près ?

Blog|20/07/2015|0 Commentaire(s)

Point de vue d'un ancien sceptique

Tout d’abord, concernant l’hypnose j’étais le premier des sceptiques. Je suis issu d’une famille de médecins, de rationalistes et de prime abord l’hypnose éveillait chez moi principalement de la suspicion.

A ce moment-là, je doute non seulement de la capacité de l’hypnose de faire changer des comportements (transformer un fumeur en non-fumeur me parait trop beau pour être vrai) mais je doute même de l’existence de l’état d’hypnose.

En bon sceptique, je doute, je ne suis donc sur de rien si bien que je me sens dans l’obligation de me renseigner auprès de sources fiables.

Je me dis qu’il doit bien avoir un ou deux scientifiques qui auront pris le temps de démontrer la futilité de l’hypnose. Je me rends donc sur une base d’articles médicaux en ligne, Pubmed.org et tape hypnosis (le site est en anglais) dans la barre de recherche. Quelle ne fut pas ma surprise de voir plus de 13000 réponses! 
(http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=hypnosis)

Dans cette incroyable masse, tout d’abord de nombreux articles de neuroscientifiques qui ont étudié le comportement du cerveau lors de l’hypnose. Et là c’est sans appel, l’état hypnotique existe, c’est un état de fonctionnement du cerveau qui est particulier, il est différent de l’état d’éveil et des différents états de sommeil, il se rapproche de l’état de méditation. S’il-vous-plaît, je vous demande de douter de ma parole et de faire l’effort de vérifier de vous-même.

L’état hypnotique existe, reste à savoir s’il sert à quelque chose et s’il permet de changer des comportements. Là encore la littérature médicale est foisonnante sur des sujets aussi variés que l’arrêt de la cigarette, la perte de poids, la gestion de la douleur, etc. Force est de constater que la science est assez claire en la matière, l’hypnose a des effets positifs sur de très nombreux champs d’application…

Le doute était en train de changer de camp mais pour me convaincre pleinement il n’y avait qu’une solution : essayer moi-même l’hypnose !  Le lendemain j’avais arrêté de me ronger les ongles...

Blog|22/07/2015|0 Commentaire(s)

La volonté, ça ne sert à rien!

Lorsque les clients viennent pour un arrêt du tabac ou pour perdre du poids, je les entends souvent dire que le problème c’est qu’ils n’ont pas “la volonté” nécessaire. Ça leur manque et ils en sont sûrs.

La volonté fait partie de ces concepts que l’on utilise toute la journée et qui devient un pilier important de notre façon de penser et de nous comporter mais dont nous questionnons rarement la définition.

On entend le plus souvent par volonté cette capacité à prendre des décisions de façon rationnelle et de les mettre en action. D’ailleurs on considère que pour faire preuve de volonté, il faut que cette décision rationnelle s’oppose à nos instincts, nos émotions, nos désirs (sans quoi ce serait trop facile et ca ne serait pas vraiment de la volonté). Ainsi par notre capacité à imposer la toute-puissance de notre raison sur le reste de notre être nous renforçons la domination de l’esprit sur le corps dans la plus pure tradition cartésienne et faisons donc fièrement preuve de volonté.

Finalement, la volonté est donc définie a posteriori de l’action : si elle correspond à la volonté de départ on a fait preuve de volonté sinon non. De ce constat a posteriori se forge une croyance a priori qui divise le monde en 2 catégories distinctes : ceux dont les actes se sont révélés conformes à leurs décisions et qui détiennent donc cette précieuse volonté et les autres qui en sont donc entièrement démunis.
Nous avons été éduqués dans cette vision du monde où ceux qui réussissent ont une volonté de fer, et où les autres sont des faibles. 

Je ne vais pas continuer plus longtemps  à tourner autour du pot. Je suis convaincu que tout cela est une vaste supercherie. La compréhension que nous avons des mécanismes du cerveau nous permet de battre en brèche cette conception.
En effet, on sait maintenant que 99% de nos décisions sont prises de façon émotionnelle avant même d’arriver aux parties plus rationnelles de notre cerveau. 99% du temps nous ne faisons que post-rationaliser des décisions déjà prises.

On sait aujourd’hui justement que plus une décision est importante, plus elle demande d’effort, plus elle doit être ancrer dans une émotion forte. Ce sont nos émotions qui sont le carburant de nos changements.

Ainsi personne n’a jamais eu besoin de volonté (je ne saurai même pas dire si ça existe) en revanche, pour changer, pour d’arrêter de fumer, pour perdre du poids, il est important d’avoir une émotion qui nous pousse dans ce sens. Et c’est là souvent le premier travail de l’hypnopraticien : permettre à la personne de trouver et mettre à jour les émotions qui vont venir soutenir son changement.

Blog|14/10/2015|0 Commentaire(s)

Méfiez-vous de vos certitudes !

Je regardais il y a quelques jours un documentaire dédié à Carl Boenish qui est l’inventeur du BASE jumping, sport qui consiste à sauter de falaises ou d’immeubles avec un simple parachute. La toute première phrase de ce documentaire (Sunshine Superman que je vous conseille vivement !) m’a interpellé : Carl Boenish disait qu’il chérissait son côté enfantin car “personne n’a jamais appris à un enfant ce qu’il ne peut pas faire”. La suite allait mettre en lumière comment cet enthousiasme ingénu allait lui permettre de remettre en question les évidences partagées de tous (“il est impossible de sauter d’une falaise“) et d’inventer un sport dont les images continuent de nous émerveiller.

On a tous des certitudes, des choses dont nous sommes intimement convaincus, des choses auquelles  nous croyons fermement. C’est naturel, c’est la façon dont notre cerveau fonctionne. Lors d une situation nouvelle, notre cerveau mobilise ses ressources et apprend.
Pour prendre un exemple simple, il nous est tous arrivé enfant, fasciné par la flamme d’une bougie de tendre la main, de sentir la chaleur et animé par cette curiosité irrésistible, de continuer notre geste jusqu’à ce qu’une douleur nous apprenne qu’il ne faut pas mettre la main dans le feu. Du coup, plus tard et fort de notre apprentissage, notre cerveau ne perd plus de temps ou d’énergie à se demander s’il va mettre la main dans la flamme.Ainsi toute la journée, notre cerveau apprend, généralise ces apprentissages et crée des certitudes telle que “le feu, ça brûle” afin de nous faciliter la vie.
Et la très grande partie de ces certitudes sont absolument vraies. Le seul problème est qu’il est impossible de dire de quelle partie il s’agit.

Pour prendre un exemple historique que nous connaissons tous, il fut un temps où tout le monde pensait que la terre était plate. Et on comprend bien comment cette certitude a vu le jour, à chacun des pas fait vient se renforcer cette idée que le sol est plat. Pourtant en changeant de point de vue, d’échelle il nous apparaît aujourd’hui tout aussi évident que ce n’est pas le cas.
Méfiez-vous de vos certitudes !

Prenons un autre domaine où il arrive souvent de cultiver de fausses certitudes.  Pourquoi est-il si important de faire une bonne “première impression” ? Tout simplement parce qu’en à peine 10 s, notre cerveau va se faire son idée et générer un grand nombre de certitudes sur l’objet de cette nouvelle rencontre. Bien entendu, certaines d’entre elles sont sûrement vraies, tout n’est pas faux dans une première impression. Pour autant il nous parait évident que dans ce jugement à la hâte il y a des manques et des erreurs. Méfiez-vous de vos certitudes !

Pire encore que le jugement que nous portons sur d’autres, les certitudes que nous portons à notre encontre  sont, elles aussi, souvent erronées. Non seulement elles peuvent êtres fausses, mais souvent elles ne sont pas favorisantes. Combien de personnes souhaitant arrêter de fumer ou perdre du poids m’ont prononcer les mots “je suis sur que je n’y arriverai pas”.
Méfiez-vous de vos certitudes !

D’ailleurs, c’est un des travail que l’on entreprend souvent dans l’accompagnement par hypnose : débusquer les certitudes dites “limitantes” en lien (souvent même à l’origine) du problème, et ensuite sous hypnose permettre au cerveau de réapprendre différemment.

Naturellement il est intéressant de se demander quelles sont les certitudes limitantes que nous avons tous pour ensuite pouvoir s’en libérer. Et on peut même s’interroger sur nos certitudes a priori favorisantes. Ainsi pour exemple, ce manager qui est venu me voir car il souffrait d’un burnout. Il avait toujours pensé qu’il était “le meilleur.” Cette conviction l’avait pendant longtemps soutenu, lui avait donné de la confiance en soi et lui avait permis de réaliser de belles études lui permettant d’être embauché dans l’entreprise de son choix. Et puis est survenu quelque chose d’absolument impensable : confronté à l'excellence de ses collègues, il a cessé d'être le meilleur. Ne pouvant  y croire, il a travaillé plus dur, plus longtemps, jusqu’à épuisement. On comprend bien comment cette croyance d’être “le meilleur” qui l’a servi si longtemps s’est révélée défavorable dans un autre contexte. Méfiez-vous de vos certitudes !

Je ne vous dis pas mettre toutes vos certitudes à la poubelle, ça ne serait certainement pas souhaitable mais juste de prendre une seconde et de vous dire et si cette certitude n’était pas vraie ou en tout cas pas tout le temps ou pas dans tous les contextes, alors qu’est-ce qui serait différent pour vous ?

Blog|21/10/2015|0 Commentaire(s)

Retour vers le futur sous hypnose

Que ce soit en regardant “Retour vers le Futur” ou “Camille redouble”, on a tous rêvé de voyager dans le temps et de revenir dans le passé afin de le changer ou simplement d’en revivre les meilleurs moments. On a tous imaginé avoir 17 ou 20 ans de nouveau, sachant ce que l’on sait, on ferait, on vivrait les choses différemment. Certains d’entre nous peuvent même imaginer revenir à la petite enfance où tout n’était qu'insouciance. Et pourtant tout cela semble si loin, nous avons tellement grandi depuis.
Et pourtant sous hypnose, c’est possible, ca s’appelle la régression hypnotique. Nom de Zeus !

Hélène a découvert l’hypnose suite à son opération chirurgicale du dos afin d’apprendre à gérer sa douleur au quotidien. Elle a donc conseillé à son mari qui dort mal depuis des années de faire appel à l’hypnose.
Marc (le prénom a été modifié) a 46 ans. Il porte avec élégance un costume parfaitement ajusté. On peut voir dépasser 2 boutons de manchettes assortis à sa cravate. Il est assis, la tête penchée en avant, profondément hypnotisé. C’est la 3ème séance de ce cadre d’une entreprise de conseil en stratégie. Derrière ses paupières fermées, on peux voir ses yeux de déplacer rapidement de droite à gauche. Sa respiration est ample. Tout semble suspendu lorsque, à un moment les traits de son visage changent, un large sourire commence à dérider son visage, un rire se fait entendre. Marc ouvre la bouche, son expression est différente et d’une voix plus aiguë, enfantine, demande :
“Monsieur, il est où mon ballon ?”

Tout ceci est normal : Marc est en pleine régression hypnotique. Il est tout simplement en train d’halluciner ses 6 ans alors  qu’il joue dans un parc. Il savait à quoi s’attendre puisque nous avions parlé de la régression hypnotique lors de notre séance précédente. Marc va rester presque 30 min dans son hallucination explorant différents épisodes de son enfance. Il est important de comprendre que Marc ne revit pas nécessairement des épisodes réels de son passé. Son cerveau fait autant appel à sa mémoire qu’à son imagination et il est impossible de faire le tri. Si on ne peut agir sur de vrais souvenirs, pourquoi alors faire une régression hypnotique ?
Souvent les personnes pensent que le but thérapeutique d’une régression en hypnose est de retrouver dans le passé la source du problème pour pouvoir ainsi le comprendre et le régler. Ce n’est pas, à mon sens, l’approche en hypnose. Le but ici n’est pas de trouver la source du problème mais plutôt la source de la solution.

En effet, quel que soit le passé, il est révolu et aucune hypnose ne pourra changer cela. Aucun risque donc de rompre le “continuum espace-temps”. En revanche alors que Marc hallucine avoir 6 ans et cherche son ballon il retrouve son point de vue d’enfant sur le monde, cette capacité à regarder les choses pour la première fois et de n’en avoir aucun a priori, cette capacité à s’émerveiller d’un rien et de s’amuser de tout. Et c’est souvent là que réside la solution. Il suffit alors pour Marc de retourner vers le futur avec ces capacités, de regarder son problème aujourd’hui avec ses yeux d’enfant pour que la solution qui lui échappait depuis si longtemps lui apparaisse simplement.
Au delà de la régression hypnotique à proprement parlé, on pourrait dire (en tout cas c’est mon point de vue) que l’hypnose en général consiste à se reconnecter avec nos capacités d’enfant, notre imagination, et notre insouciance afin de nous permettre d’inventer des choses par l’esprit et d’y croire sans se poser de question, simplement comme un enfant qui joue.

Marc rouvre enfin les yeux et il a gardé le large sourire de ses 6 ans, ses yeux pétillent. Il s’étonne de l’expérience qu’il vient de vivre (on le serait à moins), parle de quelques unes des scènes qu’il a imaginées et dont il se souvient. Certaines lui paraissent avoir un sens qu’il comprend consciemment, d’autres non. Il réfléchit, silencieux puis son cerveau fait quelques nouveaux liens logiques. Il commence à se raconter toute son histoire différemment à la manière dont un flashback vient souvent éclairer le scénario d’un film d’une nouvelle lumière.

Impossible d’expliquer avec certitude ce qu’il se passe dans le cerveau de Marc et quelles sont les nouvelles connexions neuronales qui sont en train de voir le jour.
Marc a retrouvé son ballon, il a aussi retrouvé le sommeil.

Et si là maintenant, vous aviez 6 ans de nouveau, quel serait votre regard sur votre présent , quelles solutions vous apparaîtraient naturellement?

 

 

Blog|12/11/2015|0 Commentaire(s)

L’hypnose au bloc opératoire, témoignage

Charles a une quarantaine d’année. Faisant suite à un accident, il s’est trouvé amputé de toute une jambe au niveau de la hanche.
Dans ce type d’intervention la plaie n’est pas instantanément refermée, elle reste “ouverte” plusieurs semaines avant qu’une autre intervention vienne la recouvrir par une greffe de peau. Dans cet intervalle, il faut changer le pansement de Charles tous les 3 jours. Par la taille de la plaie, c’est au bloc, par un chirurgien et sous anesthésie générale que le soin s'effectue.

Changer le pansement est particulièrement douloureux. Pour s’en faire une idée ,il suffit de se souvenir d’un petit pansement  posé sur un genou, un  bras, quand la croûte colle... Et de l’arracher. Là, c’est la même chose  sur une plaie de la taille d’une pastèque.

Pour diverses raisons, Charles peut difficilement faire appel à l’anesthésie générale. Le corps médical décide d’opter pour une anesthésie de type péridural pour insensibiliser les membres inférieurs. Le geste anesthésique consiste à enfoncer une grande aiguille dans le dos. Dans le cas de Charles, il doit se faire en position assise  et demande une certaine détente musculaire. Lors des 2 premiers pansements,  sous le coup de la douleur, Charles n’a pas pu tenir la position  en étant suffisamment relâché, l’anesthésie n’a pas eu l’effet escompté et s’en est suivi 45 min extrêmement douloureuses. Charles ne se souvient d’avoir hurler que quelques minutes, il pense s’être évanoui. L’équipe médicale témoigne de 45 minutes de cris continus.

Le chirurgien qui connaît un peu l’hypnose fait appel à nous (Jean-François Hirsch et moi-même). Lorsque nous rencontrons Charles la veille de l’intervention, il est  tendu, stressé. Pendant l’heure que nous passons avec lui, nous lui expliquons comment l’hypnose fonctionne, comment elle peut l’aider. Nous parlons avec lui de ses peurs et lui faisons expérimenter un premier état de transe hypnotique afin de s’en éloigner. Il nous parle ensuite d’une douleur fantôme dans sa jambe perdue : il l’a sent pendre sous son lit, une chaussure trop serrée lui comprime le pied. Deuxième état de transe pour remettre sa jambe fantôme à plat sur le lit. Il rouvre les yeux, il sourit, il n’a plus mal, il a même délacé sa chaussure. Mieux,  à ce moment il comprend comment fonctionne l’hypnose, comment simplement par son imaginaire il peut changer ses ressentis. Nous en profitons pour ancrer cette apprentissage par une troisième transe durant laquelle il va voyager dans son esprit l’éloignant de la chambre d'hôpital.

Quand nous retrouvons Charles le lendemain matin, c’est avant son transfert au bloc, Naturellement la peur est présente, nous lui proposons de reprendre son voyage vers sa détente et à l’aide de quelques exercices de respiration il reprend son calme.

Dans le bloc, alors que l’équipe médicale l’installe, nous continuons à l’accompagner lui laissant préciser son voyage les yeux fermés, il respire calmement et reste conscient. Au bout de 15 min, vient le moment d’effectuer l’anesthésie péridurale. C’est le moment de vérité pour Charles et pour nous, le moment qui justifie le bien fondé de notre présence. En quelques secondes, Charles est placé en position assise, il ne semble pas avoir mal, le corps est mou les yeux fermés, il arrive maintenant à rester calme sans dire un mot, Au moment où l’anesthésiste enfonce la grande aiguille dans son dos il laisse échapper un “oh la vache”. il est remis en position couché, nous continuons de l’accompagner et lui suggérons d’amplifier l’effet anesthésique. Quelques minutes plus tard, l’intervention commence, il ne sent rien. Pendant presque une heure, les chirurgiens vont enlever le pansement, nettoyer la plaie, et enfin remettre un nouveau pansement. Pendant tout ce temps Charles est porté par son rêve, un voyage paisible.

L’hypnose seule dans ces conditions n’aurait certainement pas suffit a la bonne réalisation de l’opération (ou aurait nécessité une très longue préparation), de la même manière que l’anesthésie seule avait prouvée ses limites. Mais lorsque les 2 techniques sont associées astucieusement au service du patient, on peut obtenir des résultats édifiants !

Charles rouvre les yeux à la fin de l’intervention, remercie l’ensemble de l’équipe. Il n’aura pas poussé le moindre cri. Le lendemain il dira même que si c’est toujours comme çà il est prêt à changer son pansement tous les jours.

Blog|20/01/2016|0 Commentaire(s)

Libérez-vous … de vous même !

L’hypnose est rarement considérée comme un vecteur de liberté. En effet, la peur n°1 quand on parle d’hypnose c’est de perdre le contrôle, de rentrer sous l’influence de l’hypnopraticien qui pourrait alors faire faire tout et n’importe quoi à n’importe qui. 

Pour nombre d’entre nous, être en contrôle, maîtriser, décider, c’est fondamental, c’est l’exercice quotidien de notre liberté ! Nous utilisons d’ailleurs beaucoup d’énergie pour défendre cette liberté vis-à-vis des autres et de l’extérieur.

Mais sommes-nous vraiment en contrôle de tout tout le temps comme nous avons souvent tendance à le penser ? Nos comportements sont-ils véritablement l’expression de cette fameuse liberté ? Il y a bien sur des comportements que nous contrôlons consciemment : nous pouvons décider de bouger un bras ou une main, de dire ou de ne pas dire une pensée (et encore quid des lapsus). Cependant tous les jours, il existe de nombreux éléments sur lesquels nous n’avons que peu ou aucun contrôle : notre rythme cardiaque s’accélère et se ralentit en fonction de nos activités et de nos besoins sans que nous ne le contrôlions. La plupart des fonctions physiologiques sont d’ailleurs inconscientes. C’est aussi le cas de nos émotions : par exemple, nous ne contrôlons pas par qui nous sommes attirés ou de qui nous tombons amoureux. Ces sensations, ces émotions dépassent le cadre de notre contrôle conscient.

Pire de nombreux comportements négatifs s’imposent à nous en permanence en dehors de notre contrôle et de notre liberté. Avant de prendre la parole en public, il arrive fréquemment de ressentir la fameuse boule au ventre pourtant personne n’a décidé de ressentir cette sensation désagréable. Lors d’une dispute, la colère s’impose à ceux qui la ressentent, elle n’est pas le fruit d’un raisonnement éclairé. Le soir, les personnes qui n’arrivent pas à trouver le sommeil ne l’ont pas décidé, elles le subissent. On peut même dire qu’elle souhaitent ardemment l’inverse, elles ferment les yeux et se disent avec force et volonté “dors maintenant” … sans succès.

Personne ne décide d’être stressé, personne ne décide d’avoir une phobie, personne ne décide de souffrir d’un acouphène, ou de migraines.

Si ce contrôle qui nous est si cher est en grande partie illusoire, comment pouvons-nous exercer notre liberté.

Il existe certainement de nombreuses façon de le faire et je me propose ici de vous partager celle que j’ai moi-même emprunté : 

 

#1 Reconnaître les limites de notre conscient

C’est à mon sens la première étape, sortir de l’illusion du contrôle conscient et prendre conscience que nos comportements ne sont pas simplement le fruit de notre volonté (voir par ailleurs, la volonté ça ne sert à rien). Sortir de cette illusion, c’est aussi à l’inverse une façon de redonner un vrai rôle et une vraie responsabilité à notre conscient.

 

#2 Engager le dialogue avec notre inconscient

Si la conscience n’est que la partie émergée de l’iceberg, il s’agit ensuite de rentrer en contact avec la partie immergée de nous-même. L’hypnose est alors à mon sens un outil de premier choix pour aller à la découverte de cet autre soi-même. Pour ceux qui l’expérimentent, cette exploration de soi est un moment unique car lorsque l’on prend le temps de porter sur cette partie de nous-même plus inconsciente un vrai regard neuf, un oeil d’enfant alors on en arrive à s’étonner soi-même !

 

#3 Réconcilier conscient et inconscient  

Dans la plupart des cas, conscient et inconscient sont parfaitement alignés et travaillent dans le même sens. En revanche, lorsque nous sommes dans une situation de blocage (incapable d’arrêter de fumer par exemple) c’est souvent que notre inconscient et notre conscient divergent sur la question. Par exemple une personne phobique des chiens a souvent conscience de l’aspect parfaitement irrationnel de son comportement alors que son inconscient tente simplement de la protéger d’un danger identifié durant l’enfance.
Il s’agit alors de démarrer une phase de négociation et de compromis entre conscient et inconscient afin de mettre en place une nouvelle solution, un nouveau comportement qui permette de répondre aussi bien aux besoins conscients qu’inconscients.

 

Loin de nous faire perdre le contrôle, l’hypnose, à mon sens, a au contraire pour but de nous remettre en contrôle, en responsabilité de nous-même.

 

Blog|26/01/2016|0 Commentaire(s)

Et si je m’aimais vraiment ?

Je me demande qui n’a jamais porté un regard amer et coupable sur ses actions, qui ne s’est pas fustigé pour une parole de trop ? Qui ne s’est jamais trouvé moche, incapable, idiot voir même le tout à la fois. C’est une évidence, nous ne sommes pas nombreux à nous aimer vraiment. Je ne parle pas de reconnaître certaines facettes de sa personnalité ou encore de se féliciter parfois d’une action favorable. Mais de s’aimer en bloc, de s’accepter en entier, de s’aimer d’un amour inconditionnel.

Nous avons tous vu le témoignage de ses mères percluses de douleurs et d’incompréhension, dire de leur enfant ayant commis un acte insoutenable: « C’est pourtant un bon garçon ». Ce message pour celui qui l’entend peut légitimement faire réagir, surtout quand le crime commis heurte nos valeurs les plus chères. Cependant comme dans tout, il y a quelque chose d’heureux à retenir de cette déclaration, l’amour inconditionnel qu’une mère est capable de porter à son enfant.

Certains ont cette chance, au hasard d’une rencontre, de plonger dans le regard d’une de ses personnes « saintes ». Une de ses personnes dont le regard est chargé d’empathie. Un regard qui accueille, qui reconnaît en nous des possibilités que l’on ignore. De ses regards qui ouvrent une porte sur nous même et qui donnent sur le coup, la certitude de nos capacités. C’est mon cas, suite à un voyage récent, j’ai eu la chance de rencontrer une femme âgée, qui a su me « voir » , me « reconnaître ».

C’est alors qu’un matin, je me suis réveillé en me demandant ce qui serait susceptible de changer dans ma vie si mes actions étaient filtrées par cette question : et si je m’aimais vraiment, et que je décidais de me le prouver, par quoi je commencerais ?

D’abord, que faut-il entendre derrière amour inconditionnel ? Certainement cette capacité d’accepter l’autre dans l’ensemble de ses erreurs. Lui prêter une capacité de rédemption intuitivement porté par une connaissance universelle : rien n’est figé, tout est évolutif. Nous prêtons pourtant si naturellement à l’autre - enfants, parents, amis, épouse et mari - cette possibilité de changer, que peut-il se passer alors, si pour l’expérience, par jeu, sans même forcément y croire, je décide de porter ce regard sur moi ?

En réponse (qui m’est venue durant une séance d’auto-hypnose), j’ai rapidement décidé de m’octroyer du temps en profitant d’une marche matinale et quotidienne pour rejoindre mon bureau. Je pourrais à loisir prendre le temps de voir Paris se réveiller. 

J’ai de la chance, sur mon chemin je croise de beaux endroits, la grande mosquée de Paris, le pont d’Austerlitz, le port de Bastille. Certains de ces endroits, comme le jardin des plantes où quotidiennement, ma grand mère chérie m’accompagnait en ballade, ont marqués mon enfance.

Alors je pense à elle, je regarde les fleurs, les arbres, comme je le faisais enfant, je regarde à travers les vitres de merveilleux bâtiments, les squelettes des dinosaures qui y sont exposés. Nourri de choses belles, j’arrive au bureau serein, propre. Un fait non négligeable, j’ai déjà perdu deux kilos, (de là à croire que quand on déplace quelque chose dans le bon sens, d’autres choses bougent avec...).

Et vous, si vous décidiez de vous accorder un amour inconditionnel et que vous étiez prêt à vous le prouver, par quoi commenceriez vous? 

 

Blog|02/02/2016|0 Commentaire(s)

Garder son regard d'enfant de 7 à 77 ans

La semaine dernière, alors que je déjeunais chez une amie, je m’étonnais devant les grands yeux bleus de sa fille. Après quelques recherches google, j’appris la chose suivante : à la naissance, nos yeux ont déjà quasiment leur taille adulte. En fait ils vont continuer à grandir un peu jusqu’à 4-5 ans puis quasiment plus. C’est pourquoi les yeux d’un bébé paraissent particulièrement grands par rapport au reste de son corps.

Contrairement au reste de notre corps, nos yeux d’adulte sont donc physiquement les mêmes que nos yeux d’enfant alors que le regard que nous portons sur le monde est, lui, très différent.
Si la plupart des adultes ont perdu leur regard d’enfant, c’est loin d’être une fatalité. On a tous en tête certaines personnes qui ont su conserver cette qualité étonnante de pouvoir (au moins de temps en temps) regarder le monde comme s’ils avaient 6 ans.

Avant de se demander comment conserver cette capacité, commençons par déterminer ce qui constitue un regard d’enfant. S’il y a certainement de nombreuses choses qui le rendent si distinctif, voici les celles qui me paraissent les plus évidentes.

#1 Un regard curieux
Les enfants regardent le monde avec cette curiosité particulière empreinte de gourmandise. Chaque nouvelle chose se présente à eux comme un macaron Ladurée au parfum encore inconnu. Que peut bien représenter ce vert intense ? pistache, pomme verte, une essence de fleur ? et cette tranche marron au milieu ? café, caramel beurre salé peut-être … Avides de tout ce qu’ils ne connaissent pas encore, ils dévorent des yeux, le monde qui s’offre à eux.

#2 Un regard neuf
Lorsqu’un adulte voit une chose qu’il ne connaît pas, son cerveau s’active, passe en revue tout ce qui pourrait ressembler, intègre cela par rapport au éléments de contexte afin d’avoir une idée préconçue de ce que peut être cette chose. Un enfant au contraire n’a pas ce système référentiel en tête et lorsqu’il découvre une nouvelle chose, il la découvre avec ce regard neuf vierge de tout préjugé et l’accueille simplement telle qu’elle est.

#3 Une étincelle particulière
L’activité n°1 d’un enfant, c’est apprendre ou jouer (c’est en réalité la même chose pour lui). Cette étincelle dans l’oeil de l’enfant qui joue-apprend (on devrait d’ailleurs inventer les mots jouapprendre et jouapprentissage) est si distinctive que l’on a presque l’impression de pouvoir voir à l’oeil nu les nouvelles connexions neuronales se faire en temps réel. 

Une fois repéré ce qui fait un regard d’enfant, rien ne nous empêche de nous entrainer à ce regard, de nous y exercer et ainsi simplement de retrouver cette façon d'envisager le monde. Pour ma part, c’est dans ma pratique de l’hypnose que je l’exerce particulièrement (c’est certainement pour cela que je prends autant de plaisir dans ce domaine).
Quand une personne vient me voir, dès les présentations je ressens cette curiosité m’envahir, convaincu que chaque personne est unique et qu’elle m’a choisi pour partager une partie d’elle-même. C’est ensuite avec un regard neuf et même au-delà avec une oreille neuve que je vais l’écouter, et simplement accueillir ce qu’elle souhaite livrer. Enfin au fil de l’entretien, des questions et des réponses, puis tout au long de ce jeu hypnotique qui nous rassemble, elle va m’apprendre comment elle fonctionne, quels sont ses freins, ses leviers et c’est alors qu’elle peut voir dans mon oeil friser une étincelle particulière.

Je ne vous engage pas tous à pratiquer l’hypnose (quoique …), en revanche je suis convaincu qu’il existe pour chacun d’entre nous (au moins) un domaine, une passion, dans lequel il nous est possible et bénéfique d’exercer notre regard d’enfant.

Une fois ce domaine identifié (pour certains c’est évident et pour d’autre cela nécessite une petite recherche), s’il suffisait de jouer, de jouer à avoir 6 ans de nouveau, de jouer à faire semblant, de jouer à oublier de se prendre au sérieux pour simplement laisser la seule partie de notre corps qui n’a pas changé depuis nos 6 ans, nos yeux, fonctionner comme ils ont toujours su le faire… 

Blog|10/02/2016|0 Commentaire(s)

Les chats nous hypnotisent-ils ?

Mais d’où me vient entre deux publications me prévenant d’un éventuel complot, ce besoin de cliquer sur les vidéos de chats ? Pourquoi en les regardant évoluer devant une caméra je commence à fondre, à sourire ? 

J’apprends de Dmitri Beliaiev (biologiste) que dans leur évolution au contact des hommes, les animaux domestiques ont développé des caractéristiques infantiles visant à stimuler notre compassion, notre attention. Oui, les chats sont mignons, ils ont oeuvré pour ça, depuis des millénaires ils complotent et grâce au concours d’internet, il arrivent à leurs fins ! 

Cette volonté anthropomorphique de prêter aux animaux des pensées et des actions humaines ne date pas des Lol-cats. Il suffit de songer aux différents contes et fables de notre enfance, ceux de Perrault, de la Fontaine où les personnages incarnent des caractères bien humains. Plus loin encore ? La bible et son serpent tentateur.

Je m’étonne également de la classification arbitraire que j’applique au règne animal. Pourquoi suis-je plus facilement du coté du mammifère que de celui du reptile et du poisson. Pourquoi lors d’un combat entre un lion et un buffle, je trouverais la mort du lion plus injuste et triste que celle du buffle.
Si je suis attentif à cette classification j’ai l’impression que je privilégie dans l’ordre, l’intelligence, puis la beauté, et la loyauté. Bien sur, cette classification subjective me renvoie à moi-même, elle s’établit sur une règle fondamentale : le besoin de ressemblance. 

Cette recherche de ressemblance qui caractérise un bon nombre d’être humains, soulage et rassure, sans doute…. Mais une certaine forme de paresse, un manque de vigilance intellectuelle peuvent également me pousser à “forcer”  cette ressemblance en attribuant à l’autre, humains, bestioles, des fonctionnements qui me sont propres et à me convaincre que ce que je projette est une réalité universelle. (C’est ce qu’on appelle un biais cognitif de confirmation) 

Cependant, cette façon de procéder bien humaine peut jouer contre nous. J’ai sous la plume ce témoignage d’un pompier sauvant d’une mort certaine, un chien à la dérive sur un bloc de glace dérivant sur un fleuve du canada. Convaincu que le chien le reconnaîtrait comme son sauveur, c’est sans aucune précaution qu’il saisit le chien qui en retour de ses bons soins le mord au visage. Au delà de la douleur physique, le pompier fait alors part de sa peine, quand amer, il constate que le rapport qu’il projetait n’existait que dans sa tête.

Bien sûr, les récentes études éthologiques révèlent des fonctionnements particulièrement singuliers chez les animaux qui peuvent nous apparaître comme semblables. Principalement les stratégies de coopération. Mais en y réfléchissant, il semble parfaitement absurde d’attribuer aux animaux des intentions humaines.

Revenons-en à l’objet de cet article, les chats ! Pourquoi eux ? Parce que contrairement aux chiens, les pensées et les actes que spontanément je leurs prête peuvent être aussi sombres que lumineux, à mes yeux ils sont capables du meilleur comme du pire, ils me semblent agir à dessin, pire je les croient conspirateurs. Cette large palette comportementale, leur incroyable pouvoir de forcer la sympathie, peut me pousser à regarder d’un oeil attendrit et indulgent la représentation de mes propres défauts. Les chats sont un révélateur mignon de mes sales comportements d’humains, comme les bouffons de cour en un temps, présentaient le reflet de notre grotesque.  

En thérapie, cette volonté de forcer la ressemblance porte un nom, la projection et elle se propose également dans nos communications les plus quotidiennes d’humain à humain. Par la généralisation de ce qui est dit dans une conversation par exemple. Quand nous racontons quelque chose, nous évinçons sans y prendre garde, de nombreuses informations par le présupposé suivant : nous pensons que l’autre sait de quoi on parle. Ça peut facilement donner lieu à des incompréhensions voir des conflits.

Lors d’un accompagnement thérapeutique, un hypnopraticien va s’efforcer de porter sur la personne avec laquelle il travail, un regard neutre, sans projection. De mon point de vue, c’est une grande qualité de thérapeute d’accepter de ne pas savoir pour l’autre.  Bien sûr les clients qui nous consultent le font pour notre expertise, et peuvent un premier temps, s’étonner de ne pas s’entendre donner des conseils, des solutions. Mais rapidement, ils découvrent avec plaisir que dans ce regard neutre du thérapeute, ils s’offrent la possibilité de créer d’eux même leur propre solution. De la même façon qu’ils sont uniques dans la problématique qu’ils ont créé, ils sont uniques dans la solution qu’ils construisent.  

Alors non, les chats ne m’hypnotisent pas, je leur prête juste ce pouvoir un instant, puis avec raison en cette fin d’article, je me prends à rêver d’un monde où l’on s’efforce de lutter contre ce besoin de ressemblance. Que ce soit pour les chats, et bien sur pour les hommes. Il y a matière à se nourrir quand on recherche la différence et le banquet est large, retrouvons cette gourmandise enfantine si bien décrite par  Saint Exupéry :
“Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis.”

 

Blog|15/02/2016|0 Commentaire(s)

Soulager le mal de dos

Ceux qui souffrent du dos le savent, ces douleurs modifient votre humeur, les activités que vous entreprenez et même vos relations avec vos proches. Trouver une solution pour maîtriser, gérer ces douleurs devient vite une question vitale.

Et si vous n’avez pas mal au dos vous-même, c’est statistiquement certainement le cas d’au moins un de vos proches. Le mal de dos est souvent appelé le mal du siècle et force est de constater que de plus en plus de personnes en souffrent.

A cela plusieurs raisons :
- l’allongement de la durée de la vie et donc la multiplication de syndromes liés à la vieillesse comme l'ostéoporose ou d'arthrose par exemple
- certaines mauvaises habitudes de notre époque : surpoids, manque d’exercice physique, problème de postures.
- des facteurs psychologiques en pointe desquels se trouve le stress. L’expression “en avoir plein le dos” n’est pas due au hasard.

Bien évidemment, face à ce type de douleurs, il est primordial de consulter son médecin puis de faire les examens nécessaires afin d’en savoir plus. Une fois le diagnostique médical établi et en accord avec le médecin, il est possible d’utiliser l’hypnose afin de travailler sur ce type de douleurs chroniques. L’hypnose est rarement la première solution envisagée, les personnes qui viennent me voir ont souvent tout essayé. Ils sont au bout d’un parcours de plusieurs mois et souvent de plusieurs années jalonné de tentatives infructueuses ou du moins imparfaites. Au delà de la douleur physique, il n’est pas simple d’imaginer l’ampleur de la fatigue, de la frustration et parfois du désespoir que ces personnes ressentent.

De larges pans concernant le fonctionnement du cerveau et de la douleur ne nous sont pas encore connus. Cependant plusieurs “centres” de la douleur ont déjà identifié dans le cerveau. Et si on sait que leur activité est réduite lorsque le cerveau est en état d’hypnose, nous ne savons pas encore comment ni pourquoi cela se produit.

L’hypnose est une approche mentale dont le but est de permettre de maîtriser la façon dont la douleur est perçue par notre cerveau.

Si l’hypnose est très efficace dans la gestion de la douleur, il n’y a pas de miracle non plus : elle ne soigne pas et ne permettra pas de faire “disparaître” la douleur en un claquement de doigts. En revanche, il possible d’influer de façon importante sur la douleur ressentie et de passer d’une douleur perçue de 9 sur 10 à une perception de 1 sur 10. Ce n’est pas magique et cela va demander plusieurs séances d’hypnose (en moyenne 5) et un travail personnel entre les séances et après les séances.
Le travail sur la douleur va se faire selon 3 grand axes menés en parallèle :

#1 Reconnaître sa douleur

Qu’un diagnostique précis ait été posé par un médecin permettant d’identifier une cause physique à la douleur, ou qu’aucune cause physique n’ait été identifiée (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en ait pas), on retrouve souvent face a la douleur deux attitudes récurrentes : le déni ou le combat.
Ici nous aurons une approche inverse, au lieu d’ignorer l’évidence ou d'entamer une bataille perdue d’avance, nous allons au contraire reconnaître la douleur, l’appréhender sous différents angles, prendre en compte le message (physique et/ou psychologique) qu’elle porte en elle. Comme dans les arts martiaux, l’idée consiste à utiliser la force de l’adversaire plutôt que de s’y opposer.

#2 Apprendre des techniques d’hypnose

Assis dans un cinéma, il peut nous arriver d’être dérangé par le voisin qui mange des chips, au point de ne plus entendre que lui, ses mastications ! Pourtant lorsque le film est bon et que nous sommes happés par l’histoire, nous n’entendons plus aucun bruit, aucun dérangement.
L’apprentissage de techniques d’hypnose et d’auto-hypnose va permettre focaliser notre attention consciente de façon à ne plus ressentir (au en tout cas largement moins) la douleur.
Pour cela, il s’agira d’abord d’apprendre en rentrer en état hypnotique, à mettre en place un état dissociatif (un peu comme une anesthésie générale) puis à générer des anesthésies locales.

3/ Accompagner les émotions

Quelle que soit leurs origines, toutes les douleurs, en particulier lorsqu’elles sont chroniques, génèrent des émotions.Prenons l’exemple de ce client, qui souffre du dos depuis 20 ans, qui a subi plusieurs opérations, qui a dû modifier sa vie personnelle et professionnelle en fonction. Naturellement, il ressent un certains nombre d’émotions liées à cette douleur : un sentiment d’injustice, de colère, un sentiment de fatigue voire même une certain désespoir.
Toutes ces émotions ont tendance à venir renforcer la douleur physique initiale. C’est pourquoi il est fondamental de travailler à la gestion de ces émotions.

Au bout des 4 ou 5 séances, l’objectif est d’être en mesure de mettre en place une anesthésie locale en 10 à 15 minutes. C’est ensuite à force de pratique et d'entraînement qu’il devient possible de réduire ce temps jusqu’à quasiment l’automatiser de la même façon qu’un enfant va mettre des mois à faire son premier avant de marcher et de courir sans même avoir à y penser consciement.

Blog|18/02/2016|0 Commentaire(s)

“Au secours, j’ai refumé une cigarette !!”

Au téléphone, une cliente qui avait arrêté de fumer il y a 4 mois, prononce ces mots avec humour, mais aussi une certaine panique.

Il m’arrive d’avoir des clients qui me rappellent 3, 6 mois, après leur arrêt et la voix tremblante, avouent avoir refumé. Plusieurs émotions se bousculent alors :
- d’abord la peur, la peur de redevenir fumeur dès la première cigarette comme si d’un seul coup tout les mois sans fumer ne comptait plus pour rien
- ensuite le défaitisme “je vous l’avais bien dit que je n’y arriverai pas”
- mais surtout la culpabilité d’avoir l’impression de faillir à son propre objectif

Dans cette situation je propose souvent les chose suivantes :

 

#1 prendre du recul et respirer

La peur et la culpabilité sont souvent mauvaises conseillères. Un client me l’a même dit très clairement une fois : “après la première cigarette, je m’en voulais tellement que j’en ai refumé une autre dans la foulée juste pour me punir”.
Quelque soit le nombre de cigarettes refumées, pas de panique. Oui, La cigarette est addictive ; oui, c’est une addiction qui revient plus vite que l’on ne le pense et il vaut mieux être vigilant, mais rappelons que la cigarette est une addiction physique bien plus faible que la plupart des drogues et bien plus faible que l’alcool. On ne devient pas fumeur en une cigarette (même si on l’a été de nombreuses années auparavant), l’addiction à la cigarette est principalement une addiction mentale qui se crée par la répétition et le conditionnement.

 

#2 Analyser la situation sans complaisance

Le risque lorsque l’on refume une cigarette, c’est de se mentir, de se juger avec trop de complaisance “c’est bon ce n’est qu’une cigarette” “je maîtrise” “c’est juste pour accompagner ce bon repas, je ne vais pas reprendre”. Pour être honnête avec soi-même voici quelques questions que l’on peut se poser :
“Combien de cigarettes ai-je refumé exactement ?”
“En combien d’occasion ai-je refumé ?”
“Ai-je envie de refumer ?”
“Qu’est-ce que cette cigarette m’a permis de faire ?”
“Qu’est-ce qui a changé depuis cette ou ces cigarettes ?”

 

#3 Apprendre de son échec

Pour celui qui l’a fumé, cette cigarette est souvent ressentie comme un échec. Il y a plusieurs réactions possibles face à l’échec, celle que je préconise est la posture d’apprentissage. Que puis-je apprendre de ce qui vient de se passer ?
La posture d’apprentissage nous permet de sortir de la culpabilité et du défaitisme. En effet, qu’elle que soit la situation, quand on apprend, on a le droit de se tromper (c’est souvent comme cela que l’on apprend), on a le droit de recommencer, d’ailleurs une personne qui a su trouver les ressources conscientes et inconscientes pour arrêter de fumer sait qu’elle est capable de le refaire. Il est souvent plus facile de faire une chose pour la seconde fois que pour la première. Lors d’une deuxième expérience, il est possible de profiter de l’apprentissage de la première fois pour rendre les choses plus faciles et plus naturelles. On n’oublie jamais comment faire du vélo et à chaque fois que l’on remonte dessus, on s’améliore.

 

#4 Changer de nouveau

C’est en changeant quelque chose qu’on est devenu non-fumeur et qu’il s’agisse simplement d’un dérapage ou bien alors que cette cigarette soit le signe de quelque chose de plus profond, il s’est passé quelque chose et on peut se demander “quel changement je souhaite maintenant mettre en place ?”. On peut ensuite faire ce changement seul ou décider de profiter de l’aide d’un hypnopraticien.

Pour ceux qui n’ont pas refumé, il est intéressant de noter la chose suivante : le dérapage est rarement le fruit du pur hasard, la plupart du temps il est précédé d’alertes, de signes avant-coureurs. Souvent au début c’est juste une idée, après plusieurs mois sans y penser ou alors avec dégoût, tout à coup on se dit “tiens pourquoi pas une cigarette ?”, on va pas plus loin mais c’est souvent la première graine du dérapage. Pour ne pas se retrouver en situation de refumer, il suffit d’être vigilant envers ces premières pensées et d’utiliser les 4 conseils donnés plus haut dès cette étape. Il m'arrive d'ailleurs d'accompagner des personnes à ce moment là "ca fait maintenant 6 mois que j'ai arrêté, tout allait bien mais depuis une semaine je sens que l'envie est là de temps en temps de nouveau." 

A mon sens ce qui compte le plus dans ce type de cas, c’est d’être réactif et d’enclencher rapidement ce processus. Le risque ici est de se laisser glisser sans s’en rendre compte consciemment dans cycle du fumeur. 

Blog|22/02/2016|0 Commentaire(s)

Communication : ce que nous maîtrisons et ce qui nous échappe

Qui n’utilise pas d’émoticon pour clarifier le sens d’un SMS, en décrivant l’émotion venant soutenir la phrase, le mot ? Instinctivement nous savons que le mot est un sac qui prend la forme de ce qu’on y met. Nous le savons, par son caractère subjectif, le mot peut être sujet à interprétation. Malgré tout et à des niveaux différents, nous maîtrisons à peu près tous notre discours à l’âge adulte, même si et ce n’est pas si courant, il arrive que des lapsus nous échappent.

Nous sommes nombreux à nous croire rationnel, à nous présenter en tant que tel et pourtant nous savons aujourd’hui que nous sommes bien plus dirigés par nos émotions que par notre raison. Et ces émotions si présentes, si fortes se doivent de trouver le moyen de s’exprimer, de la même façon qu’une source va creuser son lit, et c’est par notre corps qu’elles vont se manifester.

C’est la volonté de nos émotions, tout en nous communique, sans répit, même dans notre façon de manger, de dormir. Il existe trois grands canaux d’expressions de ses émotions : le verbal et para-verbal (que nous maîtrisons à peu près donc), les expressions faciales, et le langage corporel.

Le Professeur Paul Ekman, psychologue américain ayant inspiré le personnage de la série lie to me, a découvert que sept émotions sont universelles dans leur représentation : la colère, la joie, la surprise, le mépris, le dégoût, la tristesse, la peur). Vous connaissez le personnage de Rudyard Kipling, Mowgli élevé par les animaux a l’écart des hommes ? Et bien les traits de son visage auraient exprimé sa tristesse de la même façon que nous le faisons, que ce soit a New York ou à Bangkok..

En déclarant que la représentation de ces émotions sont universelles, P.Ekman prouve qu’elles sont le fruit d’une structure cérébrale, elles sont innées, et quelque soit l’origine ou le bassin de population, chaque homme ainsi que chaque primate connaît des sa naissance le moyen de les exprimer, mais également de les lire. 

Nous pensons maîtriser ces expressions faciales, mais en réalité notre visage laisse échapper en 1/25e de seconde ce l’on appelle une micro-expression. Il faut savoir qu’il est particulièrement difficile de mentir sur ces micro-expressions, elles sont trop furtives, trop automatiques. Par ailleurs, elles sont si furtives qu’il est difficile de les lire consciemment sans un entraînement particulier. C’est d’ailleurs pourquoi le Pr Ekman a mis une point une discipline pour les reconnaître et les interpréter à laquelle il forme aussi bien des psychologues que des interrogateurs du FBI.

Dans le cadre d’un accompagnement thérapeutique, l’hypnopraticien s’attarde non seulement à ce qui est dit, mais plus encore à ce qui s’exprime au niveau émotionnel. Cette « lecture » porte un nom, l’analyse comportementale ou bien encore calibration. Il s’agit de repérer par sa (micro-)expression, l’émotion qui colore le mot. C’est cette émotion qui devient alors l’objet de notre travail.

Intéressons nous enfin à un autre canal d’expression de nos émotions : le langage corporel, la façon dont le corps  se protège ou bien s’oriente dans l’espace et l’occupe. Notre cerveau oublie que nous sommes civilisés. Dans sa volonté d’assurer notre survie, il nous pousse à nous comporter pour ce que nous sommes, des animaux. Et comme tous les animaux, nous sommes régis par un grand principe, l’occupation du territoire. C’est dans les représentations qui nous échappent de l’occupation de ce territoire, que nous informons le groupe de notre place dans la hiérarchie selon qu’on soit dominant ou dominé. 

Consciemment, nous savons que notre corps nous trahit et nous essayons le plus possible de camoufler ses débordements. Souvenons-nous d’une intervention récente de notre premier ministre à l’assemblée s’efforçant de contrôler ses tremblements. C’est parce que le langage corporel se trouve à la croisée des chemins entre conscient et inconscient, que nous essayons de le tenir. Mais à trop le faire taire, bien souvent des choses nous échappent.

Ainsi la partie de notre corps qui échappe le plus à notre conscient est nos pieds ! Lorsque vous êtes témoins d’une interaction sociale, repérez la place qu’occupe les différents protagonistes dans l’espace en vous basant sur la direction qu’emprunte leurs pieds ! Leurs pieds sont-ils croisés ? vous font-ils face s’interdisant toutes formes de fuite, ou au contraire, cherchent-ils à s’échapper en indiquant une voie de sortie?

En attendant que les beaux jours arrivent, et de profiter des terrasses de cafés à observer ceux qui vous entourent, vous pouvez toujours vous entraîner dans le métro, en réunion, vous serrez surpris ...

 

Blog|07/03/2016|0 Commentaire(s)

Sortir du cycle douleurs - insomnies - fatigue

Lorsque l’on souffre d’une douleur chronique (mal de dos, arthrose, fibromyalgie, etc.) on a souvent tendance à développer des troubles du sommeil. Tout d’abord la douleur rend l’endormissement plus compliqué : dans son lit, sans aucune distraction du conscient, on a souvent tendance à se focaliser sur la douleur la rendant ainsi plus présente. Après un réveil en cours de nuit, les personnes souffrant de douleurs chroniques risquent souvent aussi d’avoir beaucoup plus de mal à se rendormir.
On rentre donc dans le cycle de l’insomnie, difficultés à s’endormir, à se rendormir, sommeil moins réparateur, sensation de forte fatigue la journée, baisse de l’activité physique, mise en place de mauvaises habitudes d'hygiène du sommeil, etc. 

Ainsi la douleur fatigue, et on sait maintenant que la fatigue augmente la douleur : moins on dors, plus on a mal. En effet, plusieurs études ont mis en évidence le rôle du sommeil dans les systèmes de perception de la douleur.

Le cercle vicieux se met en place, plus on a mal moins on dors et moins on dors plus on a mal.

Comme nous l’avons déjà décrit dans d’autres articles sur le mal de dos ou la migraine, l’hypnose est un outil très efficace pour apprendre à gérer et maîtriser au quotidien ses douleurs. Dans le cas d’insomnies liées à la douleur, l’approche de fonds consiste donc à travailler sur la gestion de la douleur de façon par conséquent à retrouver le sommeil.

Cependant ce travail sur les douleurs nécessite en moyenne entre 4 et 5 séances et prend donc un certain temps. Durant cette période et afin de faire remonter les seuils de perception de la douleur, il est intéressant de travailler non pas directement sur l’insomnie mais sur la fatigue qu’elle engendre.

De ce point de vue, l’expérience de Bertrand Picart est très pertinente. Bertrand Picart est un psychiatre et un aventurier. C’est le premier homme à avoir fait le tour du monde en ballon et en solitaire. Pour des raisons de sécurité, il ne pouvait dormir que 45 min à la fois, il était donc impératif pour lui de trouver une autre façon de récupérer de l’énergie. Passionné par l’hypnose, la réponse est pour lui assez simple : l’auto-hypnose. En effet, on effectuant des séances d’auto-hypnose de 15 min, on dit que l’on récupère l’équivalent de 2h de sommeil. 

Pour ceux qui n’ont pas lu l’article sur l’auto-hypnose, oui il est possible de s’hypnotiser soi-même, cela demande simplement un peu d’apprentissage et un peu de pratique et c’est à la portée de tous les cerveaux. On pourrait d’ailleurs aller jusqu’à dire (c’est en tout cas mon opinion), que l’hypnose est en réalité de l’auto-hypnose accompagnée.

En auto-hypnose, on peut se fixer des objectifs précis comme ici retrouver de l’énergie, ou simplement se détendre, se reconnecter à une ressource particulière (créativité, courage, etc.), et on peut aussi travailler en auto-hypnose sans objectif simplement en laissant notre inconscient nous guider vers les pensées, les images, les sons les sensations qu’il juge pertinentes à ce moment précis. De nombreuses personnes (et j’en fais partie), pratiquent l’auto-hypnose de façon quotidienne simplement comme une forme d’hygiène mentale. De nombreuses études sont d’ailleurs venues valider les multiples bénéfices de ce type de pratiques.

Ici la pratique quotidienne de l’auto-hypnose va permettre de retrouver du repos, de l’énergie et donc de diminuer naturellement la perception des douleurs, le temps d’apprendre à maîtriser plus globalement ses douleurs et de retrouver un sommeil naturel.

En accompagnement de l’auto-hypnose, je propose souvent aux personnes qui me consultent de choisir l’un des 2 exercices quotidiens suivants :
- tenir un journal de bord du sommeil dans lequel il s’agit de consigner pour chaque nuit la durée du sommeil, la qualité du sommeil, la ou les douleurs ressenties dans la journée, ainsi qu’un descriptif des rêves (à écrire dès le réveil).
- faire du coloriage (dans un livre de coloriage) avant de s’endormir.

Ces 2 exercices n’ont rien de magique et ne constituent pas un remède pour retrouver le sommeil. Ce sont des exercices à réaliser tous les jours sur une durée de plusieurs semaines qui permettent de casser les habitudes liées au sommeil et d’activer certains réseaux neuronaux particuliers.

Dernier petit conseil, souvent un des deux exercices parait plus “facile” ou “sensé”. Si c’est le cas, portez votre choix sur l’autre exercice.

 

Blog|07/04/2016|0 Commentaire(s)

“Quelques mots d’amour” … et d’hypnose

Récemment, un client vivant un chagrin d’amour me demandait s’il était possible par l’hypnose de raviver l’état amoureux chez sa compagne qui venait de le quitter. Peut être ... cependant j’attirais son attention sur la faisabilité en citant un grand hypnothérapeute : « il est suffisamment difficile par l’hypnose d’aider quelqu’un à changer dans le sens qu’il souhaite, pour envisager de réussir à le faire changer dans un sens qu’il ne souhaite pas » et surtout je l’interrogeais sur la légitimité de le faire. Un temps passé, il s’effondre, me fait part de sa souffrance et de son désir d’en sortir. 

Il est facile d’imaginer dans le processus de l’évolution, le bien fondé d’aimer, ne serait-ce que dans le but de se reproduire. Et même si la science aujourd’hui explique certains phénomènes induits par l’action chimique de l’état amoureux, c’est pan par pan que les informations du mystère de l’amour se dévoile. Si nous commencions par délocaliser cet état du coeur au cerveau ? 

Il m’est arrivé de le dire: "j’en suis accro" en parlant d’une femme qui m’était chère, et l’utilisation de l’expression empruntée au lexique de la drogue n’est peut être pas très romantique, mais il a le mérite de décrire avec justesse ce qu’il se passe ces fois-là. L’expérience que vit notre cerveau quand il est amoureux correspond à ce qu’il vit quand il est sous l’influence de la cocaïne. Amoureux, le chimiste de notre cerveau baisse singulièrement les niveaux d’accès aux centres des plaisirs ayant pour conséquence de nous sentir plutôt bien et bien plus facilement qu’à l’accoutumée. Bien sur, vers l’objet de notre amour, mais également face à tout ce qui peut nous stimuler. En étant amoureux, nous aimons l’autre et le reste, ce qui nous conduit à aimer aimer. 

Des chagrins d’amour, j’en avoue trois à ce jour, des vrais qui marquent, cependant, je sais qu’il y en a eu beaucoup d’autres, mais aujourd’hui ils ne comptent plus. Qu’est qui fait alors que je n’en retiens que trois. Certainement a posteriori la pénibilité du chemin que j’ai pris pour en sortir, mais également tout ce qu’ils m’ont appris de moi, de mes besoins. 

Nous découvrons aujourd‘hui que “la maladie d’amour” est bien plus qu’une expression populaire. La peine d’amour fait mal, comme peut l’être le sevrage d’une addiction, aussi bien physiquement que psychologiquement. A tel point qu’une étude a mis en lumière la légitimité d’utiliser des antalgiques de types paracétamol dès le début d’une peine de coeur. 

Cette peine quand elle s’installe trop longtemps peut avoir par le stress généré, des conséquences sur la santé : fatigue, anxiété, perte d’appétit et même dépression. Un chagrin d’amour, n’est pas une mince affaire.

Quand on y est attentif, la peine de coeur est une des expériences les plus bouleversante d’une vie d’humain, quand l’autre s’en va, tout notre équilibre de vie peut basculer, tant à un niveau social (la famille, les amis) qu’à un niveau environnemental (le logement par exemple). Même nos certitudes les plus ancrées peuvent s’effondrer, le regard que l’on a sur soi, sur l’autre, le monde. Et pourtant….Tout devient alors une opportunité à la reconstruction. J’ai remarqué que sur mes trois grands chagrins d’amour et aujourd’hui j’en parle comme des médailles d’honneur, c’est en cherchant et en trouvant ce que "l’autre" nourrissait chez moi que je m’en suis détaché. Pour une, c’était la reconnaissance sociale, pour une autre la sensation d’être aimable et beau, pour la première très certainement un besoin de sécurité. C’est avec détermination que je me suis alors proposé de chercher en moi ce qu’elles mettaient sur la table et de me l’offrir… tout en laissant résonner les souvenirs heureux des moments partagés. Bien sûr comme de nombreuses personnes, j’ai pleuré plus qu’il n’en faut, mais aujourd’hui, c’est avec un sourire accroché aux oreilles que je pense a elles. Grâce à ces bouleversements, j’ai grandit, je me suis fortifié et apaisé. 

Très naturellement, laissant le temps et la vie faire son travail, certains se sortiront d’eux même de la situation, d’autres auront recours à l’hypnose pour tourner la page. Personne n’aime perdre, et quel meilleur moyen pour tourner une page, que de gagner quelques chose en écrivant une histoire plus jolie? 

Alors si vous avez le coeur brisé et avant de consulter un hypnopraticien, prenez un instant pour regarder votre relation passée et transformez la en leçon, en vous demandant quelles sont les deux principaux apprentissages à retenir dont vous pourrez vous servir. Faites de votre histoire une expérience que vous avez vécu et qui vous a singulièrement enrichit par ce qu’elle vous a enseignée. De fait, vous sortez de cette relation plus fort, plus expérimenté et c’est bien souvent déjà très réconfortant.

Pour finir, et là il s’agit surtout d’une conviction personnelle, j’ai le sentiment que pour pouvoir vivre une relation amoureuse heureuse, un bon début est de s’aimer soi-même. Et voilà peut-être une des grandes transformations me concernant que l’hypnose a rendue possible. Ainsi de temps à autres, je pense à m’envoyer “quelques mots d’amour”.

Blog|09/06/2016|0 Commentaire(s)

"Reste toi-même" ou le mantra de la télé-réalité

Il m’est arrivé, désoeuvré et ce n’est pas une médaille d’honneur, de regarder des programmes de télé-réalité. Dans le souvenir que j’en ai, il me semble qu’une qualité était mis en avant par les participants : la sincérité. Une phrase récurrente venait ponctuer chaque expression souvent malheureuse d’un candidat: “je suis comme je suis, c’est comme ça !” auquel un autre candidat répondais invariablement : “ Surtout ne change pas !” “reste toi-même !”.

Je me demande alors ce qui définit la sincérité, sans doute une forme de spontanéité, une réponse immédiate à un stimulus, mais plus encore, je m’interroge sur l’importance donnée à l’expression de cette sincérité. S’oppose-t-elle a une forme de construction artificielle (et au vu des candidats cette dernière notion semble plutôt comique) ? 

Je crois entendre derrière cette qualité, l’idée que nous naissons des cartes en main, certains parlerons de nature. Comme si chaque nouveau-né venait au monde avec un petit trousseau de défauts et de qualités formant de façon définitive une carte mentale dans laquelle nous serions tenus d’évoluer notre vie durant.

Les sciences sociales et les neuro-sciences nous l’apprennent aujourd’hui, si notre patrimoine génétique nous pousse à certaines prédispositions, cette idée de formatage inné est largement fausse. Notre cerveau s’étant construit autour d’une priorité, celle d’assurer notre survie, il profite de chaque occasion pour apprendre, se reformer afin de s’adapter le plus rapidement possible à une situation nouvelle.

Cette sincérité si précieuse à l’ensemble de ses candidats ne serait de fait, que l’expression spontanée d’un conditionnement antérieur qui se joue dans certaines situations de façon automatique. Et si plutôt que d’être fidèles à leur conditionnements passés, ces candidats voulaient être fidèle à leur potentiel, à leur capacité d’apprentissage et donc en leur capacité à dépasser ces conditionnements antérieurs ? C’est manifestement de l’ordre du rêve en ce qui les concerne…  

Et puis il y a ceux qui ont la volonté d’agir sur leur propre conditionnement, et de reprendre pour eux, les rennes de leur vie. Ces personnes qu’elles fassent appel à l’hypnose, à une autre forme d’accompagnement ou qu’elles s’y attellent seules sont face à une ambivalence : changer d’une certaine façon c’est se renier et en même temps c’est aussi être fidèle à son potentiel. Quelque part et de façon paradoxale, changer c’est devenir soi-même.

A chacun de choisir ses allégeances ...

 

Blog|09/06/2016|0 Commentaire(s)

L'hypnose est-elle une machine à voyager dans le temps ?

Nous avons souvent des demandes de personnes qui souhaitent grâce à l’hypnose explorer des événements de leur passé qui leur semblent inaccessibles.

Si la grande majorité du travail en hypnose consiste beaucoup plus souvent à imaginer les solutions futures à notre problème qu’à en explorer les causes dans le passé,  il existe en hypnose plusieurs outils pour cela. De ce point de vue, l’hypnose ressemble donc bien à une machine à voyager dans le temps (même si pour certains, le voyage consiste à les replacer dans leur présent).

L’utilisation de ces outils donnent souvent lieu à des séances très belles avec beaucoup de force et d’émotions. C’est le genre de séance dont on ressort souvent vraiment changé et différent avec de vraies prises de conscience.

Cependant ces outils sont à utiliser avec précaution. Lorsque l’on rentre en hypnose, on pénètre dans un univers entre rêve et réalité, et comme dans un rêve nos expériences y semblent presque réelles. Lorsque l’on “futurise”, notre cerveau comprend bien que même si ca semblait réel, c’était en réalité imaginaire. Ainsi après l’expérience, le sujet fait facilement la différence entre imaginaire et réalité.

En revanche, lorsque l’on part dans son passé, notre cerveau ne fait pas appel qu’à notre imaginaire, il se base aussi sur nos souvenirs et notre mémoire. Ainsi l’expérience vécue est un mélange de réel passé (notre mémoire) dont les trous sont comblés par notre imaginaire.

Ainsi ce que l’on vit dans ce cadre n’est ni totalement réel, ni totalement imaginaire et il devient difficile alors de savoir avec certitude quelle est la partie vraie et laquelle n’est que le fruit de notre créativité.

Et c’est là que la précaution d’utilisation prend toute son importance. Car si l’hypnose dans son histoire a pu permettre à certains de “debloquer” des souvenirs parfois traumatiques, elle a aussi pu induire chez d’autres de faux souvenirs. 

L’hypnose n’est donc pas une machine à voyager dans le temps mais une machine à rêver dans le temps, rêver que l’on a résolu son problème ou rêver que l’on est redevenu enfant bref une machine à rêver sa vie afin de vivre ses rêves. 

Il est donc important de comprendre le sens de cet outil. L’objectif d’aller imaginer son passé est de pouvoir en ressortir avec une prise de conscience dans le présent afin de mettre en place une solution, et comme je l’ai dit ca peut etre très puissant. En revanche, si l’objectif est d’aller découvrir une vérité, cet outil n’apportera rien de décisif. C’est pourquoi souvent lorsque la demande initiale consiste à aller explorer son passé dans le but d’y trouver une vérité, j’ai tendance, à titre personnel à refuser ces demandes. Les voyages dans le temps nécessitent la prudence...

 

 

Blog|13/06/2016|0 Commentaire(s)

Avoir un mental de champion

A l’heure où Ibrahimovic débute certainement sa dernière compétition internationale, de nombreux articles reviennent sur son passage en France et sur sa carrière. Tous saluent ses qualités footbalistiques bien évidemment mais soulignent aussi sa personnalité hors-norme et son mental de champion.

C’est sur ce dernier point que je souhaiterais consacrer cet article. Tout d’abord à quoi cela correspond-il ? On parle de mental de champion pour définir la capacité de certains athlètes à être performant non seulement à l'entraînement lorsque cela ne compte pas mais surtout le jour J, celui d’une finale par exemple. On a longtemps mis en avant cette capacité chez Roger Federer (un peu moins ces dernières années) de gagner les points qui comptent, les balles de break, les balles de match avec une forme de sang-froid qui lui est particulière. 

Mais cette expression fait aussi référence à la capacité qu’on certains sportifs de continuer de croire en eux lorsque tout semble perdu et ainsi de se remobiliser et de l’emporter. 

Ainsi lorsque Floria Guei durant les championnats d’Europe d'athlétisme de 2014, prend le dernier relais du 4x400 féminin, elle a presque de 40m de retard sur les 3 premières concurrentes, alors que les commentateurs disent que c’est impossible, que les spectateurs n’osent l’imaginer, elle va réaliser l’exploit et finalement remporter la course.

Enfin un mental de champion peut aussi désigner la capacité d'entraînement et je pense alors surtout aux nageurs comme Michael Phelbs capable de s'entraîner 8h par jour inlassablement et répétitivement pour aboutir au résultat que l’on connaît.

Bref un mental de champion c’est une capacité à se dépasser, à se transcender.

On comprend bien que ce type de capacité n’est pas réservée aux seuls athlètes, chacun d’entre nous peut avoir un mental de champion. La question que l’on peut se poser est : peut-on se forger un mental de champion ?

Il y a certainement comme pour beaucoup de traits de personnalité des inégalités qui tiennent de l’inné cependant il parait clair que notre acquis est désicif en la matière. Lorsque l’on demande aux champions quelles sont les expériences qui leur ont permis de se forger leur mental, étonnement ils parlent rarement de victoires mais beaucoup plus souvent de leurs pires défaites. C’est certainement dans les moments les plus difficiles que se façonne le mental le plus fort. 

Au delà de certaines défaites au goût amer, Zlatan parle beaucoup des années difficiles de  son enfance comme étant le terreau de sa personnalité et de son mental. En 2002, alors qu’il n’a encore gagné aucun titre du grand chelem, Roger Federer est confronté à un drame : son coach et ami Peter Carter, trouve la mort dans un accident de voiture. 11 mois plus tard, il gagne son premier Wimbledon, il dira d’ailleurs “Je ne peux pas dire que sa mort m'a fait du bien. Mais tennistiquement, ça m'a rendu plus fort. Il était dans mes pensées et je suis devenu plus fort mentalement à partir du moment où j'ai voulu gagner pour lui”.

Et si comme ces champions, nous pouvions transformer nos plus grandes blessures pour en faire nos forces les plus grandes ?

Alors il est certainement illusoire de croire qu’une simple séance d’hypnose peut nous forger un mental de champion du jour au lendemain, en revanche la pratique de l’hypnose peut certainement nous permettre plus facilement, de changer notre point de vue et d’envisager nos expériences négatives sous un angle différent, celui de l'apprentissage par exemple. Il ne tient qu'à nous de laisser les plaies se refermer et d'arborer nos cicatrices sans honte mais avec inteligence et amour.

Blog|14/06/2016|0 Commentaire(s)

Spiderman VS Hypnoman

Je ne sais pas s’il vous est arrivé petit, de vous imaginer des super pouvoirs. De mon coté, nourrit de bandes-dessinées Marvel et DC. Comics, dès que j’avais l’occasion de rêver, je me projetais dans une version de moi même améliorée et je volais, je traversais les murs, je lisais dans les pensées ou bien encore je devenais invisible. Instantanément je pouvais ressentir une forme d’apaisement. En devenant invulnérable, je goutais au plaisir d’être rassuré. 

Certaines personnes grandissent avec un don particulier, peut être même qu’ils naissent avec : une oreille musicale très développée, une condition physique hors pair, une adresse, une capacité d’analyse. Et pour ceux qui pensent ne rien avoir, il leur reste cependant cet outil extraordinaire qu’est le cerveau : une machine à se construire des capacités.

En y étant attentif, il semble que chaque être humain a cette capacité de développer des super-pouvoirs correspondant à ses attentes d’enfant. La seule différence notable existante entre les super-héros de mon enfance et l’être humain, c’est que dans un cadre, c’est sans avoir recours à un entrainement spécifique et soutenu que les super-héros profitent de leur particularité. 

Prenez un instant pour repérer une ou plusieurs de vos compétences et rappellez-vous que pour avoir atteint votre niveau d’expertise, il vous a fallu de l’application, il a fallu vous exercer et sans doute continuez-vous à vous exercer encore aujourd’hui. 

Je me souviens de cette chanson de Georges Brassens dans laquelle il dit, « sans travail, le talent n’est rien qu’une sale manie », et je constate que tous mes héros d’aujourd’hui, s’illustrent dans les capacités que je leur reconnais par un exercice quotidien, celui du travail. Les plus grands pianistes solistes font leurs gammes tous les jours, les sportifs s'entraînent. Peut être ont-ils eu au départ des fonctionnements différents des autres, ou peut-être tout simplement ont-ils développé une qualité rare : la persévérance. 

Aujourd’hui, enrichit de mes connaissances d’hypnopraticien, les héros de Marvel ne m’intéressent plus, ils ont perdu de leur saveur car il m'apparaît dans le cadre de mon cabinet, que chacun à son niveau peut devenir un super héros tant est qu’il ait un cerveau en bon état de fonctionnement. LE vrai super héros n’étant plus à mes yeux ce qu’on devient, mais l’outil permettant de rendre les rêves possibles : notre cerveau. Lors d’un accompagnement en hypnose, l’hypnopraticien s’applique à développer les capacité nécessaires à l’obtention de l’objectif désiré. En aucun cas cela veut dire qu’il ne faille rien faire. La personne qui consulte doit se prendre en main et dans une application quotidienne construire celle qu’elle veut devenir. Vous avez des rêves ? N’attendez plus dans votre canapé d’être mordu par une araignée radioactive, consultez un hypnopraticien.

Blog|21/06/2016|0 Commentaire(s)

Vive les émotions ... négatives

Je suis quelqu’un d’optimiste, j’adore être heureux et comme nombre d’entre vous je déteste être malheureux. Donc pendant longtemps je me suis refusé à vivre toutes les émotions que je considérais comme négatives, celles qui sont désagréables.
Ma façon de procéder était très simple, dès que je voyais naître une émotion que je considérais comme négative, je me fermais comme une huître. Longtemps j’ai pensé que ce mode de fonctionnement était parfait, qu’il me permettait de vivre de la meilleure des manières. Je reprochais presque aux autres de ne pas avoir adopté cette technique pourtant simplisme  en venant polluer ma vie de leurs émotions si néfastes.

Le point d’orgue de cette méthode fut probablement le jour de l’enterrement de mon père. Lors de la cérémonie, alors que chacun rendait son dernier hommage et entamait le processus de deuil, assis sur le banc de l’église, pour me couper de ces émotions insoutenables, je chantais du Will Smith dans ma tête pour surtout, penser à autre chose “Welcome to Miami..” (pas de jugement sur le choix de la chanson, on était en 1998).

Mais même à ce moment-là je ne me rendais pas compte de l’absurdité de ce que je faisais, ça n’est que des années plus tard que j’ai commencé à comprendre les limites de mon système. Un ami avec une grosse peine de coeur, est venu me trouver pour trouver du soutien et de l’amitié. Après s'être livré à moi, quelque chose de particulier s’est produit. Au lieu de me sentir mal et simplement d’être en empathie avec lui, je me suis mis à sourire, j’étais même au bord de rire. Du coup, je me suis mis à avoir honte de mon comportement et de son inadéquation avec la situation. Et c’est là que j’ai compris : j’avais tellement peur de vivre une émotion négative que mon corps préférais rire face à mon ami plutôt que de l’aider. Il était temps de changer.

C’est avec l’aide de l’hypnose que j’ai commencé ce changement. Ça ne s’est pas fait du jour au lendemain, ce fut le sujet de plusieurs séances mais pas à pas, j’ai évolué. Je pense qu’il y eut surtout deux prises de conscience majeures.

La première étant que les émotions ne sont ni négatives ni positives, elles sont éventuellement plus ou moins agréables, mais elles ont toutes une fonction, une fonction positive pour nous. Pleurer à l'enterrement de son père, ce n’est pas négatif, c’est une façon d’honorer une mémoire et de commencer son deuil. Être en empathie avec un ami au plus mal ce n’est pas un signe de faiblesse mais l’expression d’une gentillesse.

La deuxième, c’est qu’on ne contrôle pas nos émotions, on ne décide pas d’être en colère, d’être heureux ou d’être triste, c’est l’expression d’un fonctionnement inconscient complexe. Le seul choix face à une émotion (et là il s’agit d’une conviction personnelle) c’est de la vivre ou de la bloquer. Les émotions bloquées ne disparaissent pas, soit elles attendent leur tour pour revenir sous une différente forme (qui n’a jamais transformé de la tristesse en colère), soit elle remplissent patiemment le barrage que nous construisons jusqu’au jour où ça déborde.

Aujourd’hui face à une émotions désagréable, au lieu de la fuir, de la nier,  je vais à sa rencontre, et je décide de la vivre tout simplement … et de la laisser passer.

 

Blog|24/06/2016|0 Commentaire(s)

Faut-il être fou pour faire appel à l'hypnose ?

La question peut sembler un peu brut de décoffrage et pourtant, je constate que bien souvent, les gens qui me questionnent sur ma profession ont plus ou moins l’idée que pour consulter, il faut avoir un “pète au casque”. Les vielles idées ont parfois la vie dure et ressurgissent alors des démons illustrant à la façon de Hergé, un homme allongé sur un divan dont la mise ne se distingue en rien du quidam moyen, exception faite de l'entonnoir qui le coiffe. 

Alors non, la salle d’attente d’un cabinet d’hypnose ne se constitue pas d'âmes désoeuvrées errant le bras en écharpe engoncé dans le pan d’un gilet, revendiquant le succès de la bataille d’Austerlitz et gratifiant leur praticien en leur tirant l'oreille comme Napoléon l’aurait fait à un de ses grognards. Bien sur, il arrive au hasard des consultations qu’un hypnopraticien expérimenté et connaissant les différentes psychopathologies, repère une souffrance excessive. Dans ce cas, et c’est plutôt heureux, ce dernier va s’appliquer à re-diriger le client, vers un professionnel de santé afin qu’un diagnostique puisse être fait. 

Ce qui constitue principalement la clientèle d’un praticien en hypnose, ce sont des gens de tout les jours, qui marchent plutôt bien, mais qui ne supportent plus l’écharde qu’ils ont dans le pied et qui entrave leur marche. Principalement des gens qui veulent devenir responsables de ce qui les accable et se débarrasser de toute forme de complaisance qui les confinent dans des statuts de victimes . 

Quelles sont alors ses épines? Des phobies, des problèmes de sommeil, des chagrins d’amour, des carences de confiance, des blessures d’enfance, des dépendances et la liste est très loin d'être exhaustive. L’hypnose étant avant tout un moyen d’apprendre à se dégager de certains systèmes de pensées conditionnant des comportements et de laisser à sa créativité, le soin de changer de point de vu. En gros, l’hypnose nous permet de laver le regard que nous portons sur les choses. 

Avec l’expérience, je note qu’il y a en France de plus en plus de personnes désireuses de ne plus se satisfaire de petits dysfonctionnements qui altèrent leur qualité de vie, comme si les gens prenaient conscience de l’urgence qu’il y a de profiter de la vie, et notre pays, même si il est loin d'être parfait, nous permet cette possibilité. Bien sur, tous ne le savent pas forcément quand ils consultent pour la première fois, mais pratiquer l’hypnose, c’est ouvrir les fenêtres de cette pièce obscure qu’est notre boite crânienne, laisser l’air entrer, c’est hygiénique. 

Einstein disait que “la folie, c’est de se comporter de la même façon en attendant un résultat différent”.

Alors de ce point de vue, on pourrait même dire (en exagérant un peu) qu’il faut être fou pour ne pas consulter un hypnopraticien.

Blog|28/06/2016|0 Commentaire(s)

Mon cerveau n'est-il qu'une machine ?

La métaphore de la machine remonte à plusieurs siècles, à Descartes pour être plus précis. Elle a depuis été mise au goût du jour et des technologies : finalement c’est simple, un cerveau c’est comme un ordinateur.

Mais fut un temps où le cerveau n’était pas perçu comme le siège de la pensée et de l’intelligence. Cela nous parait presque impossible à imaginer tant aujourd’hui il nous parait presque instinctif, de l’ordre de la sensation, que notre cerveau est le poste de commande. Pourtant Aristote, comme l’ensemble de ses concitoyens grecs), était convaincu que centre de l’intelligence, et des émotions était le coeur. Selon lui, le cerveau n’était qu’un simple système de réfrigération. On retrouve des traces de cette représentation encore aujourd’hui dans notre langage : “il a bon coeur” “je n’ai pas le coeur à ça” “ça me tient à coeur”, etc.

Une fois déterminé que le cerveau est anatomiquement le siège des pensées, de nombreux éléments nous ont poussé vers la métaphore de l’ordinateur. Tout d’abord, le cerveau comme un ordinateur est parcouru de nombreux signaux électriques, finalement un neurone ce n’est qu’un fil électrique, un circuit imprimé et quand on en a vraiment beaucoup, ça donne un ordinateur ou un cerveau c’est selon.

Ensuite, l’ordinateur est capable comme le cerveau de produire des raisonnements. Alors au début l’ordinateur ne produisait que des calculs simple mais force est de constater qu’au fur et à mesure de l’évolution technologique, les ordinateurs sont capables de rivaliser et de surpasser le cerveau humain sur de nombreuses taches qu’il s’agisse hier, des échecs, aujourd’hui du jeu de go ou demain de domaines comme la créativité qui nous semble pourtant le propre de l’humanité.

Du coup, nous sommes nombreux à penser notre cerveau comme un ordinateur et il vrai que j’utilise souvent en séance d’hypnose cette métaphore avec mes clients pour expliquer le fonctionnement du cerveau et n’hésitant pas à filer cette métaphore, de comparer, un comportement (comme le fait de fumer) à un simple logiciel qui nécessiterait soit d’être supprimé soit simplement upgradé à une nouvelle version.

Mais si la métaphore de l’ordinateur a des qualités, elle nous enferme aussi dans une vision réductrice de notre cerveau qui est d’une complexité largement supérieure (ce qui explique qu’on sait construire un ordinateur mais que nous sommes encore largement incapables de reproduire un cerveau). 

Ainsi par exemple, la métaphore de l’ordinateur ne laisse aucune place à ce qu’on appelle en neurosciences, la plasticité de notre cerveau : ce que nous vivons quotidiennement, ce que nous pensons quotidiennement, change physiquement notre cerveau. Pour le dire autrement, les fils électriques de notre cerveau changent, certains disparaissent d’autres apparaissent et se reconnectent différemment. Voilà bien quelquechose qu’aucun ordinateur ne fait !

Du coup, je vous propose une autre métaphore qui prend cet aspect de notre cerveau en compte : et si notre cerveau était une grande forêt ? Alors on pourrait dire que chacune de nos pensées, de nos actions, de nos comportements serait comme un randonneur qui marche dans cette forêt. Qu’un seul randonneur marche et ça ne change pas grand chose mais si comme une pensée récurrente (voire obsessionnelle) ou un comportement automatique, un randonneur prend inlassablement tous les jours le même itinéraire et voilà qu’un sentier se crée et c’est alors que d’autres randonneurs vont prendre ce même sentier et ce jusqu’à en faire un chemin. Plus une pensée (ou un comportement) se répète, plus elle aura tendance à se répéter facilement à l’avenir. 

Parfois on a simplement besoin qu’un garde forestier redirige nos randonneurs dans une autre direction pour créer d’autres sentiers et pour que notre forêt se porte au mieux. Ainsi par exemple, une étude a démontré qu’il suffisait de noter 3 pensées positives (aussi simples soient-elles comme le fait qu’il ait fait beau par exemple) par soir pendant 100 jours pour améliorer son bonheur. Cet exercice est maintenant utilisé pour le traitement de la dépression. Notre cerveau est une forêt, nos pensées sont des randonneurs … reste simplement à savoir dans quelle direction nous souhaitons les orienter. 

Cette métaphore n’est ni plus vraie ni plus fausse que celle de l’ordinateur. Elle apporte simplement une vision complémentaire, et c’est là où cela devient compliqué : les représentations que nous nous faisons de notre propre fonctionnement nous apportent autant qu’elles nous enferment. A nous d’apprendre à les utiliser sans en devenir le jouet. C’est vrai pour chacun d’entre nous, ça l’est certainement encore plus pour un praticien en hypnose : il suffit parfois simplement que quelqu’un nous propose la bonne métaphore, celle à laquelle on n’avait pas pensé pour qu’un problème s’envisage sous un nouveau jour, un nouveau point de vue et alors il n’y plus tant à faire pour que naturellement le changement se mette en place. 

Blog|01/07/2016|0 Commentaire(s)

Sortir de la routine

Souvent avant d’aller voir un hypnopraticien pour s’attaquer à un problème, quel qu’il soit, cela fait longtemps qu’on vit avec. D’abord le problème s’est mis en place petit à petit pendant des années, certainement d’ailleurs au début ce n’était pas un problème (c’était même peut-être une solution à l’époque), puis petit à petit c’est devenu un problème. Jour après jour on a continué à vivre avec en prenant conscience de plus en plus des aspects négatifs de la situation. Puis certainement, on a commencé à mettre en place des tentatives de solution comme le fumeur qui commence à négocier avec lui-même “allez, aujourd’hui je n’en fume que 5”. On a certainement fait appel à de l’aide de la part de proches ou d’autres accompagnants, médecins ou psychologues.

Tout ça pour dire, que lorsqu’on se présente à l’hypnopraticien, notre problème fait pleinement partie de notre quotidien, c’est devenu une routine que nous répétons encore et encore, inlassablement, un peu comme un hamster qui court dans sa roue.

A mon sens, l’un des principes de l’hypnose consiste à permettre à la personne ne serait-ce que durant la séance de sortir de sa routine, sortir de son mode de fonctionnement habituel, sortir de sa roue.

Et de ce point de vue, l’hypnose constitue une expérience idéale. Chacun conviendra que c’est une expérience qui sort de l’ordinaire et à un niveau physique, en hypnose, notre cerveau fonctionne différemment : les zones actives ne sont plus les mêmes que dans un état d’éveil classique. C’est certainement pour cela que nous sommes alors capables de vivre une même situation d’une façon nouvelle avec un autre regard, un autre point de vue.

A mon sens, en hypnose, l’hypnopraticien ne va pas trifouiller dans l’inconscient de la personne. Mon approche consiste simplement de se servir de l’état hypnotique afin de permettre à la personne de sortir de sa routine et de vivre quelque chose de radicalement nouveau, simplement voir à quoi ressemble le monde hors de la roue.

Lorsqu’il vit de nouvelles expériences, notre cerveau génère alors des apprentissages et c’est de ces apprentissages que naît le changement.

C’est pourquoi pour moi, l’hypnose est un outil de liberté et non d’asservissement comme on peut le voir dans certains spectacles. En effet, l’hypnose est un outil qui nous permet de nous libérer de routines et d’habitudes automatiques qui nous emprisonnent. 

Une fois que nous avons vécu cette expérience hypnotique et sommes sorti de notre roue le temps d’un moment, libre à nous de décider de ne pas changer et retourner à l’intérieur … ou pas.

Blog|05/07/2016|0 Commentaire(s)

L'hypnose vous fera aimer votre déclaration d'impot

Cette accroche vous semble surprenante, voir parfaitement irréaliste ou mensongère, et pourtant. Il suffit de nous amuser par quelques petits trucs avec notre cerveau pour changer radicalement notre rapport aux choses par la représentation que l’on s’en fait.

Qui de la poule ou de l’oeuf ? Je ne sais pas si c’est dans cette volonté primitive de dessiner sur les parois des grottes des animaux, que s’est construit cette faculté cérébrale de se faire des représentations mentales des choses ou l’inverse. Toujours est-il que cette propriété de symboliser les choses s’impose à nous dans notre quotidien.  Nos expressions les plus populaires, même l’argot illustrent nos différents ressentis. « J’en ai plein le dos », « être charrette »  et j’en passe. Notre cerveau est un poète, il crée des métaphores à longueur de temps.

Le sens courant de ses représentations mentales est de les utiliser afin de définir le plus clairement possible, une situation, un ressenti à nos interlocuteurs…. Nous sommes heureux, nous voulons le faire savoir, alors nous voyons la vie en rose. Mais que ce passe-t-il si nous décidons de jouer sur ces représentations mentales et de les modifier ? 

En hypnose, on joue souvent sur ces différentes représentations. Prenez une de vos problématiques et posez vous la question magique : c’est comme quoi ? A titre d’exemple, répondre à certaines taches administratives (vous voyez où je veux en venir / j’y arrive) peut être pour moi une problématique. Alors je recherche la représentation mentale qui correspond à cette situation, c’est assez simple je me pose juste la question : c’est comme quoi ? 

Et pour moi, c’est comme avoir un puissant élastique attaché aux épaules qui semble me tirer en arrière m’éloignant de ce que je dois faire.  En décrivant le plus précisément possible la métaphore correspondant à la situation, rapidement, je vais ressentir des émotions. Dans ce cas,  je vais identifier la peur.  Je vais alors avoir recours à mon imagination, et je vais m’appliquer à modifier cette image. Je vais couper les élastiques avec un grand ciseau et je vais être attentif à ce qui change au niveau émotionnel, aux nouvelles sensations.

Je peux même aller plus loin. Je peux rendre cette tache rébarbative festive. Il suffit alors de me demander ce qui ce passe dans mon corps quand je fais la fête. C’est comme quoi? J’imagine alors qu’à l’intérieur du corps, il y a un véritable feu d’artifice d’or et d’argent, que ça pétille, que ça crépite. Je ferme alors les yeux et je construit cette image joyeuse dans mon corps. Je la place dans les doigts qui doivent tenir les différents papiers que je vais devoir remplir (la sensation est agréable), je place ensuite cette image dans ma tête, mais ce n’est pas suffisant. Alors, je change d’image, je place un stade de supporters faisant la Ola pour m’encourager et là, je commence à ressentir des petits frissons le long de ma colonne vertébrale. C’est galvanisé, que je me met à la tache, laissant mon cerveau associer ces différentes et nouvelles sensations à la tache que je jugeais rebutante. 

Je vous invite à essayer ce système et à en tester l’efficacité. Je ne vous dis pas que ce sera suffisant, ou qu’une fois suffise à tout changer mais à force de répétition ou peut-être avec l’aide d’un praticien en hypnose, vous commencerez à ressentir et mettre en place ce que vous vous représentez.

 

Blog|11/07/2016|0 Commentaire(s)

Au-delà de la déception

Comme de nombreux compatriotes, c’est mon petit drapeau sous le bras, que je me suis rendu au bar d’en-bas pour communier autour de la futur victoire de l’équipe de France. Témoin de l’éclat des 11 de 98, j’ai en ce début d’Euro 2016 franchement douté de notre capacité d’aller si loin: « Au mieux « en quart »  et je serai content! ». Pas trop vite dans l’espoir, ne pas emballer la machine, avec raison je me suis dit, nous verrons bien.
Mais voila, mon cerveau est un sacré cavaleur, donnez-lui la possibilité de s’abreuver et il galope comme le ferait un zèbre assoiffé à la vue d’une oasis. Trop vite, je me suis mis en tête une victoire finale.
Dans les faits, cette victoire espérée n’allait pas payer mes vacances, pas de changement drastique, mais un instant je fut déçu. 

La pratique régulière de l’hypnose m’a convaincu d'être souple face aux non-concrétisations de mes désirs, d’accepter. Je nous crois nombreux à comprendre le principe d’acceptation pour sortir de la déception, mais il semble que ce soit moins facile à appliquer.  Quelque soit l’objet de cette déception, se répéter que ce n’est pas bien grave n’est a priori pas suffisant. 

Repérer ce qu’on trouve ou découvre, en lieu et place de ce qu’on a perdu, et s’en servir pour grandir. C’est peut être la une des clefs. Nous pourrions parler alors de révélation morale. 

Si j’en reviens à cette finale de l’Euro, je me disais qu’il serait sans doute juste pour les Français d’avoir un petit motif de satisfaction, j’avais envie de nous entendre brailler d’autres slogans, des « Griezmann Président! », de retrouver un enthousiasme enfantin et dans le souvenir de notre première et seule étoile sur le maillot, de défiler dans les rues et de galocher ou d’accoler à tout va ce qui se présente à ma portée. Je voulais dans cette victoire m’assurer que le peuple de France est capable de s’aimer un peu, ne serait-ce qu’une soirée. Ce que je désirais le plus dans cette victoire, c’était communier, partager, sans doute parce que c’est rassurant. 

Alors hier soir, à l’issue du match,  le bar tout entier s’est tu, certains avaient les yeux mouillés et tous ces gens qui ne se connaissaient pas, se sont saluer, d’une accolade, d’une poignée de main, d’une tape dans le dos comme un soutien, et je vous jure que pour peu qu’il y ait eu dans le bar une femme d’un âge raisonnable, et bien je l’aurais galoché. Dans la tristesse et la désillusion, les Français savent quand même s’aimer un peu. 

Oui,  je n’ai pas obtenu cette victoire, mais j’ai quand même trouvé ce qui nourrissait en moi cette envie, j’ai communié avec les miens, de la même façon qu’on le fait lors d’une naissance ou d’un deuil, j’ai compris que dans la joie ou la tristesse, mon peuple a cette capacité de se prendre dans les bras et j’ai décidé de m’en souvenir, même quand certains me traiterons de crétin de m’émouvoir pour un simple match de football car derrière le sourire en coin, je sais qu’en chacun il y a ce besoin fondamental d’appartenance, à une famille, un pays, un continent, une espèce, notre terre.

 

Blog|19/07/2016|0 Commentaire(s)

Les 3 petits cochons et la colère du loup

Imaginez une pièce, un petit enfant situé à une extrémité et lui faisant face de l’autre coté, l’objet de sa convoitise, un jouet, une friandise. Imaginez-vous au centre de la pièce, interdisant à l’enfant d’atteindre ce qu’il désire. Quelle sera selon vous la réaction de l’enfant ? La colère ? Vous voyez juste ! 

Il existe un grand déclencheur universel de la colère, se voir empêché d’atteindre son but que ce soit comme dans l’exemple ci-dessus à un niveau matériel, mais également à un niveau psychologique. 

Bien sur, la colère est une émotion douloureuse à vivre, cependant, elle possède certaines qualités. La première, celle de mobiliser de l’énergie et la deuxième, de nous permettre de nous focaliser, ce qui nous fait dire qu’il n’existe pas en soi d’émotion négative, toutes les émotions qui nous traversent au quotidien ont une utilité, cependant, elles ne sont pas toutes plaisantes à vivre.

Comme chacun, il m’arrive chaque jour de vivre plus ou moins fort cette émotion. Par un travail personnel que nous pouvons tous vivre lors d’un accompagnement en hypnose ou à titre personnel par la pratique régulière de l’auto-hypnose, nous avons tous la capacité de gérer cette émotion. De la même façon qu’il peut être dramatique en terme de conséquences de laisser trop s’exprimer cette colère et nous pensons à toutes ses personnes qui se retrouvent en prison suite à des actions inconsidérées, il est également préjudiciable de l’étouffer. 

Chaque soir, dans l’intimité de mon salon, les yeux fermés, je m’imagine face à un mur de pierres obstruant ma vue. A l’aide de mon imaginaire, j’associe ce mur à tout ce qui s’est opposé à moi durant la journée et je place derrière ce mur, l’objet de mon désir. Je prends alors trois profondes inspirations, et un peu de la même façon que le fait le loup dans le conte des trois petits cochons, à la troisième expiration je souffle sur le mur sauf que dans mon esprit, je le fais voler en éclats. Ce soir, c’est ribs de cochon et sauce barbecue !